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Air Congo ouvre le ciel vers Cotonou : L’ambassadeur Yemba Lohaka célèbre un tournant économique et diplomatique

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Présent à Cotonou lors du vol inaugural de Air Congo, l’ambassadeur de la République démocratique du Congo au Bénin, Yemba Lohaka, a salué ce samedi 28 mars une avancée significative dans le raffermissement des liens entre Kinshasa et le Bénin. Face aux médias béninois et congolais, il a présenté cette nouvelle desserte comme une preuve tangible de la volonté des autorités congolaises de rapprocher davantage les peuples africains.

Une réponse concrète aux difficultés des commerçants

Selon le diplomate, cette ligne directe vient répondre à une préoccupation de longue date des ressortissants congolais vivant ou commerçant avec le Bénin. Il a rappelé que de nombreux opérateurs économiques étaient jusqu’ici contraints d’emprunter des itinéraires complexes, coûteux et éprouvants pour rallier Cotonou, ce qui freinait leurs activités.
Désormais, grâce à cette connexion directe, les échanges commerciaux devraient gagner en fluidité. Les commerçants pourront effectuer des déplacements rapides, favorisant ainsi le transport de produits prisés tels que les bazins et les tenues traditionnelles, au cœur des échanges entre les deux pays.

Un levier pour dynamiser les échanges économiques

L’ambassadeur Yemba Lohaka a également insisté sur l’impact positif attendu sur le plan économique. Avec des tarifs jugés accessibles, cette nouvelle offre aérienne constitue un atout de taille pour stimuler les flux commerciaux et encourager les investissements entre les deux nations.
Cette desserte s’annonce ainsi comme un véritable catalyseur pour les opérateurs économiques, qui bénéficieront d’un gain de temps considérable et d’une meilleure efficacité logistique.

Une vision présidentielle tournée vers l’intégration africaine

S’inscrivant dans la vision du président Félix Tshisekedi, l’ambassadeur a évoqué l’ambition de voir « les Léopards voler en Afrique et au-delà ». Une métaphore forte qui illustre la volonté de la RDC de renforcer sa présence sur le continent à travers le transport aérien et le développement économique.
Pour lui, cette initiative positionne davantage le Congo comme un acteur stratégique au cœur de l’Afrique, engagé dans une dynamique d’intégration régionale.

Vers une coopération renforcée entre Kinshasa et Cotonou

En conclusion, Yemba Lohaka a salué les efforts des autorités congolaises ainsi que des partenaires impliqués dans la concrétisation de ce projet. Il voit dans cette nouvelle liaison aérienne le point de départ d’une coopération plus étroite entre les deux pays.
Optimiste, il anticipe des retombées positives durables, tant sur le plan économique que diplomatique, consolidant ainsi les relations entre Kinshasa et Cotonou.
Dorcas Mwavita

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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC

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Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.

 

L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires

L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )

Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.

La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension

Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.

Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt

Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.

Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.

Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?

Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.

Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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