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Haut-Uélé : Isiro paralysée, ce jeudi, par une mobilisation contre l’insécurité persistante
Silence pesant, artères désertées, rideaux baissés : la ville d’Isiro a tourné au ralenti ce jeudi, à la faveur d’une journée « ville morte » massivement suivie. À l’appel de la communauté Mayogo, habitants et commerçants ont suspendu leurs activités, transformant le chef-lieu du Haut-Uélé en une cité presque fantôme.

Une colère populaire nourrie par l’insécurité
Derrière cette mobilisation, un ras-le-bol profond. La population dénonce une insécurité devenue chronique, marquée par des vols à main armée, des pillages à répétition et des violences ciblant particulièrement les femmes.
Pour les initiateurs du mouvement, cette action citoyenne se veut un cri d’alarme : il est urgent, disent-ils, que les autorités prennent des mesures fortes pour endiguer cette spirale inquiétante.
Un appel des autorités resté sans effet
La veille, le gouvernement provincial avait pourtant appelé à la reprise normale des activités, tout en reconnaissant le bien-fondé des préoccupations exprimées. Un message qui n’a visiblement pas suffi à convaincre.
En maintenant la pression, la population d’Isiro traduit une défiance grandissante vis-à-vis des autorités et, surtout, une attente pressante de réponses concrètes face à une situation jugée intenable.
Un signal fort envoyé au pouvoir
Au-delà de la paralysie économique d’une journée, cette « ville morte » sonne comme un avertissement clair. Elle révèle une fracture entre gouvernés et gouvernants, et met en lumière l’urgence d’une action rapide et efficace pour restaurer la sécurité.
À Isiro, le message est limpide : sans garanties sérieuses, la peur continuera de dicter le quotidien des habitants.
Junior Kasamba / CongoProfond.net