Société
Butembo : la police lance une opération contre les embouteillages et l’insalubrité dans le centre-ville
La Police nationale congolaise (PNC) de Butembo a lancé, mercredi 25 mars 2026, l’opération « deux jours par semaine sans embouteillages » afin de lutter contre le désordre urbain. Cette initiative vise à sensibiliser les conducteurs sur le mauvais stationnement et à améliorer l’assainissement du centre-ville.
Selon le commissaire supérieur Jean-Bosco Kambale Kahuka, cette campagne cible principalement les motards, conducteurs de tricycles et automobilistes. « Nous avons voulu impacter la population sur deux points : le mauvais stationnement qui crée des embouteillages et l’assainissement de la ville », a-t-il expliqué.
L’opération se déroule chaque mercredi et samedi. La police mise sur une approche pédagogique pour amener les usagers à adopter de bonnes pratiques. « Nous sommes en train de sensibiliser pour que chacun comprenne comment stationner correctement. Avec le temps, les choses vont s’arranger », a-t-il ajouté.
Toutefois, l’autorité policière reconnaît le manque de parkings publics dans la ville. Elle insiste néanmoins sur le respect de l’ordre. « Ce n’est pas une raison pour garer les véhicules n’importe où. La chaussée est assez large, mais c’est l’organisation qui faisait défaut », a-t-il souligné.
Après la phase de sensibilisation, qui pourrait durer quelques semaines, des sanctions seront appliquées aux contrevenants. Par ailleurs, les commerçants sont appelés à contribuer à l’assainissement. « Chaque propriétaire de magasin doit disposer de sacs pour gérer ses déchets », a insisté le commissaire.
Dalmond Ndungo
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
