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Ramadan apaisé à Kinshasa : Guillaume Ngefa réussit le pari d’une prière unifiée sans incident

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La prière de clôture du Ramadan, célébrée ce 20 mars 2026 à l’esplanade du Palais du Peuple, restera comme un moment fort pour la cohésion religieuse en République démocratique du Congo. Contre toute attente, cette grande rencontre spirituelle s’est déroulée sans le moindre incident, marquant une rupture nette avec les tensions des années précédentes.

Un dialogue inédit entre factions rivales

Le succès de Guillaume Ngefa repose sur une approche basée sur le dialogue et la concertation. Le ministre d’État est parvenu à réunir autour d’une même table les 3 principales factions de la COMICO (Communauté islamique au Congo), longtemps divisées par des querelles internes.

Grâce à des échanges directs avec les cheikhs et imams, un consensus a été trouvé pour organiser une prière commune, symbole fort d’unité et de réconciliation.

D’un passé conflictuel à une dynamique d’unité

Les éditions précédentes de la clôture du Ramadan avaient souvent été entachées de violences, parfois meurtrières. Cette année, le contraste est saisissant : calme, discipline et communion ont caractérisé l’événement.

Ce basculement témoigne d’un changement profond dans la gestion des tensions confessionnelles, désormais orientée vers l’apaisement et l’inclusion.

Une vision portée au sommet de l’État

En reprenant ce dossier sensible sur instruction du Chef de l’État, Guillaume Ngefa a traduit sur le terrain la volonté politique de promouvoir le vivre-ensemble. Une vision partagée par le Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, engagée dans la consolidation de l’unité nationale.

Un pari réussi, un signal fort

Ce succès apparaît comme une victoire symbolique et politique majeure. Il démontre qu’un leadership fondé sur l’écoute et le dialogue peut venir à bout de divisions enracinées.

Coup de chapeau au ministre Guillaume Ngefa, qui a su transformer un terrain de tensions en un espace de communion, là où tant d’autres avaient échoué.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate

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L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.

Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.

« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».

Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures

Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.

« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.

La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer

Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.

« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.

Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.

Appel aux organisations internationales

Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.

Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.

Un appel au respect de l’État de droit

Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.

Franck Kaky / CongoProfond.net

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