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Tribunal pénal économique et financier en RDC : Une initiative présidentielle pour renforcer l’État de droit et lutter contre la corruption 

Dans la dynamique de consolidation de l’État de droit en RD Congo, les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour renforcer les mécanismes de lutte contre la criminalité économique et financière.

Dans cette perspective, le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait pris l’initiative de doter le pays d’un Tribunal pénal économique et financier, une juridiction spécialisée destinée à réprimer efficacement des infractions telles que la corruption, le détournement des deniers publics, le blanchiment des capitaux, le trafic de drogues et d’autres crimes à caractère économique et financier.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du respect des instruments internationaux ratifiés par la RDC en matière de lutte contre la corruption et la criminalité financière.

Un projet porté devant le Parlement

Conformément aux usages et aux procédures législatives, la responsabilité de défendre ce projet de loi devant le Parlement et devant les commissions compétentes en matière juridique et politique revient au ministère de la Justice.
C’est dans ce cadre que le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, s’est vu confier la mission de présenter et de soutenir ce texte devant les instances parlementaires afin de permettre son adoption.

Cependant, après sa première présentation devant les élus nationaux, le projet n’avait pas connu l’évolution attendue dans le processus législatif.

Une relance du processus législatif

Dès sa prise de fonctions, le nouveau ministre de la Justice a été instruit par le Chef de l’État de parachever le processus législatif afin de permettre la mise en place de cette juridiction spécialisée.

Dans cette optique, le texte a fait l’objet d’une révision intégrale, dans le but de garantir sa conformité avec les engagements internationaux de la RDC et avec les standards les plus exigeants en matière de lutte contre la corruption, le détournement des fonds publics et les infractions assimilées.

Une coordination institutionnelle

La finalisation de ce projet de loi est le résultat d’une collaboration étroite entre plusieurs institutions de la République, notamment la Présidence de la République, la Primature, le Secrétariat général du Gouvernement ainsi que le cabinet du ministre de la Justice.

Cette synergie institutionnelle traduit la volonté des pouvoirs publics de doter la RDC d’outils judiciaires capables de renforcer la transparence, la redevabilité et la crédibilité du système judiciaire face aux crimes économiques.

Une réforme attendue pour combattre l’impunité

Si ce projet aboutit, la création d’un Tribunal pénal économique et financier pourrait marquer un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité en matière de crimes économiques en RDC.

En relançant ce dossier sensible, Guillaume Ngefa se place au cœur d’une réforme judiciaire stratégique, dont l’issue pourrait contribuer à restaurer la confiance des citoyens dans la justice et à affirmer la détermination des institutions congolaises à combattre la corruption sous toutes ses formes.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET