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Société

Bandalungwa : une semaine sans eau dans le quartier Bisengo, les habitants contraints de se ravitailler aux puits de chantier

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Dans la commune de Bandalungwa, particulièrement dans le quartier Bisengo, la population fait face à une grave pénurie d’eau. Ce vendredi 13 mars 2026 marque exactement une semaine depuis que l’eau ne coule plus dans plusieurs parcelles de cette partie de la capitale, plongeant les habitants dans une situation difficile.

Privés d’eau de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), de nombreux ménages sont contraints de parcourir plusieurs rues pour se ravitailler auprès de puits creusés dans certaines parcelles en construction. Ces puits, initialement destinés aux travaux de maçonnerie, sont devenus une solution de secours pour les habitants du quartier. L’eau y est vendue à raison de 500 francs congolais le bidon de 25 litres.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, seules les parcelles situées vers les zones proches de la rivière Makelele reçoivent parfois quelques gouttes d’eau avec une pression très faible. Dans ces maisons, remplir un seau de 20 litres peut prendre plusieurs heures. En revanche, pour les parcelles situées en hauteur, la situation est jugée catastrophique, aucune goutte d’eau n’y coulant depuis une semaine.

Cette situation inquiète davantage les habitants d’autant plus que le récent communiqué de la REGIDESO évoquant des perturbations liées à des travaux n’a pas mentionné la commune de Bandalungwa parmi les zones concernées. Les résidents du quartier Bisengo appellent ainsi les autorités et la régie publique d’eau à intervenir rapidement afin de rétablir l’approvisionnement en eau potable et soulager la population qui endure cette pénurie depuis plusieurs jours.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

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Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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