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Paie des enseignants NP :  » Pourquoi toujours les écoles primaires ? « , cri du cœur des enseignants du secondaire

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Le Gouvernement de la République a régularisé, pour une énième fois, la situation salariale des enseignants non payés des écoles primaires et ce, à partir de la paie du mois de février dernier. Une décision qui suscite des réactions de la part des enseignants non payés des écoles secondaires longtemps abandonnés. Ces derniers, essoufflés par la longue attente, expriment leur désarroi auprès des autorités et estiment être victimes d’une injustice qui pourrait impacter la qualité du travail.

L’annonce était faite par la Direction Nationale de Contrôle, de la Préparation de la Paie et de la Maîtrise des Effectifs des Enseignants et du Personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), dans un communiqué rendu public le lundi 9 février 2026 et consulté par la rédaction de CONGOPROFOND.NET.

Mécontents, les enseignants non payés des écoles secondaires et bureaux gestionnaires ont réagi, quelque temps après cette annonce, pour dénoncer le manque de compassion des autorités à leur égard.

 » Pourquoi les mécanisations ne concernent toujours que les écoles primaires ? Les enseignants non payés sont-ils oubliés? « , s’est interrogé groupe d’enseignants du secondaire non payés dans la commune de Masina.

De son côté, un Préfet des Etudes qui dirige depuis 8 ans une école mécanisée, mais non payée, implantée dans la province éducationnelle de Kinshasa/Mont-Amba, nous a déclaré que :  » Depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, plusieurs vagues de mécanisation n’ont bénéficié qu’aux écoles primaires. Je gère des agents qui ont totalisé dix ans sans salaire de l’État. C’est anormal « .

Vagues des mécanisations depuis 2020

Depuis le lancement du programme de la gratuité de l’enseignement par le Président Félix Tshisekedi en 2020, des efforts considérables, visant la prise en charge des enseignants nouvelles unités, ont été fournis par le Gouvernement de la République. Un nombre de 144.944 enseignants étaient éligibles à intégrer le fichier paie, après une vaste opération de recensement et d’identification au mois de février de la même année. Plus de 50 mille enseignants du primaire étaient payés au moins d’octobre après COVID, sous Ministre Willy Bakonga.

A titre d’exemple, l’E.P Ketomono, une nouvelle école conventionnée gérée par l’Eglise Bon Nouveau Message  » KCC  » (EBNM), avait bénéficié, parmi tant d’autres, de cette nouvelle mécanisation.

A l’arrivée du Ministre Tony Muaba Kazadi en 2021, une nouvelle opération d’identification avait été organisée et avait abouti, en 2022, à la prise en charge, une fois de plus, de plus de 70 mille enseignants du primaire et d’un nombre important dans les bureaux de la DINACOPE.

Compatissant au sort des enseignants NP du secondaire, le feu syndicaliste Emery Masunga, s’était exprimé à l’époque pour plaider, en leur faveur.

Des interrogations dans l’opinion

L’annonce faite par le Directeur national de la DINACOPE, Vital Lumbala Kadiata, relance le débat dans l’opinion publique sur ce qu’on qualifierait d’une exclusion salariale.

L’opinion est contrariée de constater que des personnes sans qualité ni titre, nouvellement recrutées, sont affectées avec salaires dans les bureaux de la DINACOPE, sans respect du cadre organique qui détermine le nombre d’agents par structure, au détriment des enseignants qui travaillent dans les écoles depuis des années.

En ce moment précis où la masse salariale des enseignants connait une explosion, quelques questions fondamentales méritent d’être posées, à savoir :

– Quel est le nombre exact réel des enseignants non payés qui sont en attente ?

– Après avoir attendu depuis de longues années sans salaires, devront-ils abandonner ou continuer à espérer ?

– Puisqu’on parle actuellement d’explosion de la masse salariale, le Gouvernement de la République ne serait-il pas asphyxié ?

– A quand la publication des résultats issus de la vaste opération de toilettage du fichier paie de fin 2025 ?

– D’où sont provenues les ressources financières qui ont permis l’intégration des nouveaux enseignants du primaire dans le fichier paie ?

– Et enfin, pourquoi la DINACOPE ferme les yeux aux enseignants non payés des écoles secondaires ?

Le Directeur national Vital Lumbala met en exergue des avancées importantes dans le cadre de toilettage du fichier paie et promet que les actions vont se poursuivre à travers les 60 provinces éducationnelles.

Nombre des payés en progression, mais les écoles non servies

A ce jour, le site officiel de la DINACOPE renseigne un effectif total de 700.370 enseignants pris en charge par le Trésor public, sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, contre 700.354 en janvier, soit une augmentation de 16 agents à partir du mois de février.

Cependant, de décembre 2025 en janvier 2026, une augmentation de 560 agents était observée. L’effectif était passé de 699.799 à 700.354 agents payés.

Une évolution croissante qui contrarie les enseignants NP dont la situation salariale reste inchangée. Elle relance le débat sur les critères qui prévalent dans la mécanisation et la budgétisation des enseignants.

 » D’où viennent ces agents qui intègrent le fichier paie, au moment où dans les écoles aucun mouvement n’est observé « , s’interroge bon nombre d’enseignants non payés.

Le cri du cœur lancé par ces derniers en direction des autorités, vaut son pesant d’or. Ayant cumulé plusieurs années d’impayés, ils sont à bout de souffle. Il appartient au Gouvernement de la République, en vertu de la justice distributive, de résoudre leur situation.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET.

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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025

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Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.

La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.

« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.

Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.

Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.

Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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