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L’Agence « Intelligence Économique » interpelle le Chef de l’État : « Kinshasa ezo kufa ! »

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L’Agence « Intelligence Économique » tire la sonnette d’alarme sur la situation de la ville-province de Kinshasa. Présenté ce lundi 9 mars au Kin Plaza Rotana, son rapport d’enquête stratégique dresse un tableau sombre de la gouvernance de la capitale congolaise et interpelle directement le président Félix Tshisekedi.

 

Selon les auteurs de l’étude, la ville, qui compte désormais plus de 15 millions d’habitants, fait face à une pression démographique et infrastructurelle que les institutions peinent à gérer efficacement.

L’enquête met particulièrement en cause la gestion de l’exécutif provincial dirigé par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki. D’après l’Agence « Intelligence Économique », la capitale souffrirait d’un déficit de pilotage stratégique et d’une incapacité à transformer les ressources disponibles en résultats concrets pour la population.

« La gestion de la ville apparaît de plus en plus incapable de transformer ressources, budget et expertises en résultats tangibles pour la population », indique le rapport, évoquant un fossé croissant entre les promesses publiques et la réalité quotidienne des habitants.

Parmi les principaux indicateurs de cette crise, le document cite les inondations récurrentes, la dégradation des routes et l’insalubrité chronique. Pour les auteurs de l’étude, ces phénomènes ne relèvent plus seulement de contraintes techniques ou climatiques, mais constituent désormais des marqueurs de la performance du leadership provincial.

Intervenant lors de la présentation du rapport, Pascal Liyengo, collaborateur extérieur de l’Agence « Intelligence Économique », a insisté sur la dimension structurelle de ces crises urbaines. Selon lui, les difficultés que traverse Kinshasa résultent notamment d’un déficit de planification et d’anticipation dans la gestion de la ville, aggravé par l’urbanisation anarchique dans plusieurs zones à risque et par l’absence de mécanismes efficaces de suivi des infrastructures.

L’enquête pointe également l’obstruction des canaux de drainage ainsi que l’insuffisance des opérations d’entretien préventif, des facteurs qui contribuent à amplifier les dégâts lors des saisons de pluies.

En conclusion, l’Agence « Intelligence Économique » estime que la crise actuelle de Kinshasa dépasse les simples questions techniques et constitue avant tout une crise de gouvernance. À travers ce rapport, l’organisation appelle les autorités nationales à prendre la pleine mesure des défis auxquels fait face la capitale.

Le coordonnateur de l’agence, Pierre Louis Bondoko, a d’ailleurs directement interpellé le président Félix Tshisekedi.

« J’interpelle le chef de l’État. Je sais que la volonté du président d’améliorer les conditions de vie des Congolais reste intacte depuis qu’il l’a annoncé lors de sa prestation de serment », a-t-il déclaré.

Pour les auteurs du rapport, la situation actuelle exige désormais des réformes structurelles afin d’éviter l’aggravation de la crise urbaine. « Kinshasa ezo kufa », ont-ils résumé, une formule choc destinée à alerter sur l’urgence d’un sursaut dans la gouvernance de la ville.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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