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Education

Watsa : la crise s’enlise à l’Institut Surur, les cours toujours paralysés et les élèves durcissent leur mouvement

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La situation reste tendue à l’Institut Surur de Durba, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uele, où les activités scolaires demeurent paralysées depuis le samedi 07 mars 2026. Ce lundi 09 mars 2026, premier jour de la semaine, les élèves ont de nouveau empêché le déroulement normal des cours, prolongeant ainsi leur mouvement de protestation contre la suspension du préfet des études de cet établissement secondaire.

Selon plusieurs sources sur place, les apprenants ont durci leur mouvement en prenant des mesures visant à empêcher toute reprise des activités scolaires. Certains d’entre eux ont acheté des cadenas pour verrouiller plusieurs bureaux administratifs ainsi que certaines salles de classe, rendant impossible l’accès à l’établissement pour les enseignants et le personnel administratif.

Des banderoles de couleur rouge portant l’inscription « Tobhoyi Kabhuli » ont également été affichées dans l’enceinte de l’école par les manifestants. À travers ce message, les élèves expriment leur désaccord avec la décision administrative ayant conduit à la suspension du préfet des études.

Cette nouvelle paralysie intervient alors que les autorités éducatives avaient déjà tenté d’apporter des clarifications sur cette affaire.
Contacté par Congo Profond.net, Nyamuliko Zeru, sous-PROVED de la Sous-division de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté Watsa 1, avait expliqué que la mesure prise contre le préfet des études ne constitue pas un remplacement, contrairement aux rumeurs qui circulent au sein de la communauté scolaire.

Selon lui, il s’agit plutôt d’une suspension administrative consécutive à un contrôle financier initié par l’Inspecteur principal provincial de la province éducationnelle Haut-Uele 2.

D’après les premières conclusions de ce contrôle, un présumé détournement d’une somme importante d’argent aurait été constaté, ce qui a conduit les autorités compétentes à prendre des mesures conservatoires.
« Le préfet des études a été suspendu pour lui permettre de rechercher les fonds concernés et de les reverser. Après cela, il pourra être rétabli dans ses fonctions », avait précisé Nyamuliko Zeru.

L’autorité éducative s’était également dite surprise par la réaction des élèves qui ont choisi de manifester leur mécontentement en paralysant les activités scolaires.

Selon lui, ce mouvement pourrait être influencé ou encouragé par certaines personnes extérieures à l’établissement.
Il avait par ailleurs rappelé que les décisions liées à la gestion des établissements scolaires, notamment la nomination ou la suspension des responsables administratifs, relèvent exclusivement des autorités compétentes du secteur éducatif.
« Les critères de choix d’un chef d’établissement ne dépendent ni des élèves ni des parents. Cela relève uniquement du gestionnaire », avait-il insisté, tout en appelant les apprenants à faire preuve de calme et de responsabilité en regagnant les salles de classe.

Malgré cet appel des autorités éducatives, la situation demeure préoccupante à l’Institut Surur.

La poursuite de cette paralysie des cours pourrait avoir des conséquences importantes sur le déroulement de l’année scolaire, notamment en ce qui concerne le respect du calendrier scolaire et l’avancement des programmes d’enseignement.

Face à cette crise qui s’installe, plusieurs acteurs du secteur éducatif local, ainsi que certains parents d’élèves, suivent de près l’évolution de la situation et espèrent une intervention rapide des autorités afin de ramener le calme et permettre la reprise normale des activités scolaires dans cet établissement de l’agglomération minière de Durba.

Junior Kasamba / Congo Profond.net

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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu

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Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.

Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.

Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.

Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.

Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.

Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.

Mike Tyson Mukendi

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