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Société

Université moderne de Mbandaka : la promesse de Félix Tshisekedi en 2022 toujours attendue par la population de l’Équateur

Plus de deux ans après son annonce, la construction d’une université moderne à Mbandaka, promise en 2022 par le président de la République Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo, tarde toujours à se concrétiser. Dans la province de l’Équateur, ce projet présenté comme une avancée majeure pour la formation de la jeunesse locale reste pour l’instant à l’étape des promesses, suscitant interrogations et impatience au sein de la population.

C’est le 21 décembre 2022, lors d’un meeting populaire tenu à Mbandaka, que le chef de l’État avait annoncé la construction d’une université aux standards modernes pour la province de l’Équateur. Devant la jeunesse mbandakaise, Félix Tshisekedi avait assuré que les travaux débuteraient dès 2023, promettant un établissement capable de rivaliser avec certaines universités européennes. Cette annonce avait alors suscité un grand espoir parmi les habitants, notamment chez les étudiants et les jeunes diplômés.

Aujourd’hui pourtant, sur le site prévu pour accueillir le futur campus, situé au village Bokola, à environ cinq kilomètres du centre-ville de Mbandaka, le projet semble toujours au point mort. Les herbes ont envahi l’espace et une partie de la clôture installée sur le terrain s’est détériorée, donnant l’impression d’un chantier à l’abandon. Face à cette situation, certains acteurs locaux, dont le jeune leader Guershom Mokoba, appellent le président de la République à concrétiser cet engagement pris devant la population.

La construction de cette université figure pourtant parmi les projets soutenus dans le cadre de la coopération sino-congolaise, avec des études de terrain finalisées en 2023. Selon les informations affichées sur le site, le ministère des Infrastructures est le maître d’ouvrage du projet, avec la supervision de l’Agence congolaise des grands travaux, tandis que l’entreprise Hawa Limited SARL est chargée de l’exécution pour une durée estimée à trois ans.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net