Justice
Affaire Mushobekwa – Mambabwa : nouvelles accusations publiques à la veille de l’audience du 5 mars
À la veille de l’audience fixée au jeudi 5 mars devant la Cour militaire, l’affaire opposant Marie-Ange Mushobekwa à Philemon Mambabwa connaît une intensification des échanges sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs publications sur son compte X, l’ancienne ministre des Droits Humains a multiplié les déclarations visant le prévenu ainsi que l’Administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Inzun Kakiak, relançant le débat public autour de ce dossier sensible.
Marie-Ange Mushobekwa affirme notamment qu’au cours d’une rencontre tenue le 24 décembre 2025, l’Administrateur général de l’ANR lui aurait promis, « sur l’honneur », de transmettre à la haute hiérarchie de l’État les allégations et preuves qu’elle dit avoir fournies. Elle dit aujourd’hui douter que ce rapport ait été fidèlement transmis au Président de la République, estimant que le maintien en fonctions de Philemon Mambabwa, poursuivi devant la Cour militaire, constituerait la preuve contraire. Elle accuse ce dernier d’user de son influence pour se soustraire à la justice, évoquant un possible « trafic d’influence » et réclamant sa suspension afin de garantir, selon elle, l’équité des débats.
La semaine passée déjà, au lendemain de la précédente audience à laquelle Philemon Mambabwa ne s’était pas présenté pour des raisons évoquées comme professionnelles, Marie-Ange Mushobekwa avait publiquement laissé entendre qu’il chercherait à « fuir » la justice. Elle a qualifié ces motifs d’« excuses », dénonçant ce qu’elle considère comme un mépris à l’égard de la Cour militaire. Dans ses messages, elle soutient que toutes les parties devraient être traitées « au même pied d’égalité » et affirme que « la vérité doit être publiquement dite ».
Dans d’autres publications, elle dénonce également ce qu’elle présente comme une campagne de dénigrement orchestrée contre elle et ses enfants, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre le combat judiciaire. De son côté, Philemon Mambabwa n’a, à ce stade, fait aucune déclaration publique en réponse à ces accusations, pas plus que ses conseils.
L’audience de ce jeudi 5 mars est ainsi attendue avec attention, tant par les parties concernées que par l’opinion publique. Elle devrait permettre à la juridiction militaire de poursuivre l’examen du dossier dans le cadre légal, alors que les prises de position sur les réseaux sociaux continuent d’alimenter le débat autour de cette affaire.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
À la Une
Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé
Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.
Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours
Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.
Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.
Des inquiétudes pour sa santé
Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.
Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.
L’espoir d’un nouvel examen du dossier
La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.
Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.
Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
