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Kasaï-Central : Le FPI annonce des projets structurants pour l’industrialisation et l’énergie
Le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph Moise Kambulu, a été reçu ce lundi 2 mars à Kinshasa par le Directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Hervé Claude Batukonke.
Au cœur des échanges : les projets de développement structurants destinés à accélérer la croissance économique et sociale de la province.

Le barrage de Mbombo, un souffle énergétique pour Kananga
Première annonce majeure : la construction du barrage hydroélectrique de Mbombo dans la ville de Kananga.
En partenariat avec l’Agence nationale d’électrification en milieu rural et pérurbain (ANSER), le FPI s’engage à soutenir pleinement la réalisation de cet ouvrage stratégique. Objectif : fournir une énergie électrique fiable à la population dans un délai de 18 mois après le lancement des travaux.
Les études de faisabilité étant déjà finalisées, une mission conjointe FPI–ANSER est annoncée sur le site pour le démarrage imminent du chantier.
Agro-industrie : des investisseurs sud-africains séduits
Deuxième bonne nouvelle : la transformation agro-pastorale du Kasaï-Central. À la suite de la mission économique RDC–Afrique du Sud organisée le mois dernier, des investisseurs sud-africains ont manifesté un vif intérêt pour l’agro-business congolais.
Séduits par les opportunités présentées par le DG Batukonke, ils prévoient d’injecter des capitaux frais et d’implanter des industries de transformation dans la province : une grande unité de production laitière, des usines de fabrication de jus et d’autres produits manufacturés verront le jour à Kananga et dans plusieurs agglomérations environnantes.
Emplois, autosuffisance et effet d’entraînement régional
Ces investissements devraient créer des chaînes de valeur durables, générer des emplois locaux, renforcer l’autosuffisance alimentaire et produire des effets d’entraînement sur les provinces voisines.
Pour le DG du FPI, l’ambition est claire : financer des projets structurants à l’échelle nationale afin de booster durablement la croissance économique du pays.
Une convergence avec la vision présidentielle
Le gouverneur Joseph Moïse Kambulu s’est dit réconforté par les initiatives du management du FPI, qu’il juge en parfaite adéquation avec ses ambitions pour le Kasaï-Central et la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Une dynamique porteuse d’espoir pour une province résolument tournée vers l’industrialisation et le développement inclusif.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
