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ITI Kintambo : Plus de 30 maisons commerciales construites, une entrée principale “vendue” à un particulier !
L’ITI Kintambo, seule école publique non conventionnée de la commune de Kintambo, se retrouve au centre d’une vive controverse. Situé sur l’avenue Maniema n°10, dans le quartier Tshinkela, à proximité du marché de Kintambo, l’établissement ferait l’objet d’actes jugés graves par plusieurs membres de son corps enseignant.

Une entrée principale “vendue” à un particulier
Selon des enseignants contactés, le sous-directeur provincial, Monsieur Patrick Lompolo Ekila, aurait procédé à la vente de l’entrée principale de l’établissement à un particulier, Monsieur Patrick Mukuna. Objectif allégué : y ériger des maisons commerciales.
Toujours d’après ces sources, cette opération aurait profondément modifié la configuration de l’école, amputant son espace initial au profit d’intérêts privés.
Plus de 30 maisons commerciales construites
Les mêmes sources évoquent la construction de plus de 30 maisons commerciales sur l’espace autrefois dédié à l’école. Chaque locataire verserait un loyer mensuel estimé à 200 dollars américains.
Les enseignants dénoncent une gestion qualifiée d’opaque de ces fonds. Ils affirment qu’aucune part de ces recettes ne serait reversée à l’établissement, alors que, conformément à la loi-cadre de l’enseignement, ces revenus devraient contribuer à l’autofinancement et à l’amélioration des conditions d’apprentissage.
Pour le corps enseignant, il s’agirait d’un manque à gagner considérable pour une école publique déjà confrontée à de nombreuses difficultés matérielles.
Accusations de menaces et climat d’intimidation

Les plaignants accusent également le sous-directeur provincial d’avoir proféré des menaces à l’encontre des enseignants et des autorités scolaires.
Il aurait déclaré être membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avertissant que toute personne s’opposant à ses décisions s’exposerait à des sanctions, voire à une suspension de salaire pouvant aller jusqu’à 3 mois.
Dans ce climat de tension, le préfet des études ainsi que le directeur de l’établissement seraient, selon les enseignants, dans l’incapacité d’agir, paralysés par la crainte de représailles administratives.
Appel à l’intervention de la ministre de l’Éducation

Face à la gravité des accusations, les autorités du complexe scolaire lancent un appel pressant à la ministre nationale de l’Éducation afin qu’une enquête indépendante soit diligentée et que toute la lumière soit faite sur ces faits.
Pour les enseignants, il en va non seulement de la survie de l’ITI Kintambo, mais aussi de la crédibilité de la gestion du patrimoine scolaire public.
Rabby Mboyo, témoin