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PALU : 7 ans après, l’héritage politique d’Antoine Gizenga célébré à Kinshasa
Le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) a lancé, ce mardi 24 février 2026, les activités commémoratives marquant le septième anniversaire du décès du patriarche Antoine Gizenga. La cérémonie s’est tenue au siège national du parti, situé sur le boulevard Lumumba, dans la commune de Matete, à Kinshasa.

Une mobilisation militante malgré les contraintes
Cadres, militants et sympathisants du plus vieux parti politique encore en activité en RD Congo ont répondu à l’appel du directoire. Une mobilisation remarquable, réalisée en dépit des difficultés de déplacement liées à la grève des chauffeurs dans la capitale.
Godefroid Mayobo salue un héritage vivant
Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire général et chef du parti, Godefroid Mayobo, a mis en lumière le parcours exceptionnel du patriarche Antoine Gizenga, aussi bien à la tête du PALU que dans l’histoire nationale. Selon lui, la disparition physique du leader lumumbiste a paradoxalement renforcé la portée de son œuvre et de sa pensée politique.
« Nous sommes entrés dans l’ère du souvenir de ce grand homme que nous ne regardons plus sous l’angle de la mort, mais sous celui de la lutte politique qu’il a menée pour le Congo et le peuple congolais », a-t-il déclaré.
Préserver la mémoire des héros nationaux

Le numéro un du PALU a exhorté les membres du parti à pérenniser les commémorations dédiées au patriarche Gizenga, mais aussi à celles des héros nationaux Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila. Il a rappelé que leurs combats ont façonné l’histoire politique du pays et jeté les bases de l’indépendance et de la démocratie en RDC.
Dépôt de gerbes et slogans mémoriels
À l’issue de la cérémonie, plusieurs structures du PALU, à l’instar du secrétaire général et chef du parti, ont procédé au dépôt de gerbes de fleurs en mémoire du patriarche. L’assistance a scandé avec ferveur : « Lumumba immortel, Gizenga immortel ! », réaffirmant l’attachement du parti à l’héritage lumumbiste et à la lutte pour le bien-être du peuple congolais.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
