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Ordonnances présidentielles : nouvelles nominations à la tête des entreprises publiques stratégiques

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Les ordonnances présidentielles lues ce lundi 23 février 2026 à la Radio-Télévision Nationale Congolaise consacrent une série de nominations à la tête de plusieurs entreprises publiques opérant dans des secteurs clés de l’économie nationale. La lecture de ces actes officiels est intervenue à l’antenne nationale, marquant un nouveau réaménagement au sein des mandataires publics.

Dans le secteur minier, la Société Aurifère de Kilo-Moto (SAKIMA SA) sera désormais dirigée par Makolo Kamwema, nommé Président du Conseil d’administration (PCA). Il sera épaulé par Guy Robert Lukama, nommé Directeur général (DG), et Théodore Ngwama, désigné Directeur général adjoint (DGA). À la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO SA), les nouvelles nominations placent François Kakese au poste de PCA, Yannick Mulundu Nzonde en qualité de DG et Placide Nkala comme DGA.

Dans le secteur énergétique, l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE) sera conduite par Jean Marie Beya Kamba, nommé PCA. Soraya Aziz occupera les fonctions de Directrice générale, tandis que Marco Nkuyu est désigné Directeur général adjoint.

S’agissant du secteur aéroportuaire, la Régie des Voies Aériennes (RVA) voit la nomination de Tryphon Kinkey Mulumba comme PCA. Louis-Blaise Londole est confirmé au poste de Directeur général après avoir assuré l’intérim, et Vincent Futa est nommé Directeur général adjoint. Ces nominations interviennent plusieurs mois après l’incident technique survenu à l’aéroport international de N’Djili, qui avait entraîné une interruption temporaire des opérations aériennes.

Enfin, à la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines), Deogratias Ngele Masudi est nommé PCA. Il sera accompagné de Baraka Kabemba, désigné Directeur général, et de Jacques Masangu a Mwanza, nommé Directeur général adjoint.

Cette vague de nominations touche des secteurs stratégiques — mines, énergie et transport aérien considérés comme des piliers de l’économie congolaise. Les nouveaux dirigeants sont attendus sur les réformes, la gouvernance et la performance de ces entreprises publiques, appelées à jouer un rôle central dans le développement économique du pays.

Dorcas Mwavita

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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