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Affaire des « Enfants Mushobekwa » : La Cour militaire fixe enfin la date d’audience pour ce jeudi 26 février 

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La procédure judiciaire relative à l’affaire dite des enfants Mushobekwa vient de franchir une étape déterminante. Selon les documents officiels émanant de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, une notification de fixation d’audience à la partie civile a été régulièrement établie, mettant ainsi fin à une longue période d’incertitude autour de ce dossier à forte charge émotionnelle et sociale.

Une audience fixée devant la Cour militaire de Kinshasa/Gombe

D’après la notification datée du 19 février 2026, signée par le greffier divisionnaire de la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, l’affaire est inscrite au rôle sous le numéro RP 540/26.

La cause impliquant les enfants Mushobekwa, parties civiles, contre les prévenus concernés, sera appelée à l’audience le jeudi 26 février 2026 à 9 heures, dans la salle ordinaire d’audience de la Cour militaire, située sur l’avenue Inga, commune de la Gombe.

Ce document atteste que la partie civile a été formellement informée de la date, du lieu et de l’objet de l’audience, conformément aux dispositions du Code judiciaire militaire.

Un dossier emblématique 

Dans un article antérieur publié par CONGOPROFOND.NET, ce média avait mis en lumière les contours troublants de l’affaire des enfants Mushobekwa, présentée comme un combat judiciaire pour la vérité, la protection des mineurs et la responsabilité pénale des auteurs présumés.

Selon ce rappel, l’affaire a suscité une vive indignation de l’opinion publique, en raison notamment de la vulnérabilité des victimes, du temps écoulé avant l’évolution de la procédure, et des interrogations persistantes sur le traitement judiciaire réservé à ce dossier.

CONGOPROFOND.NET soulignait déjà la nécessité pour les autorités judiciaires de rompre avec toute opacité afin de restaurer la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire.

La fixation officielle de cette audience place désormais le Ministère de la Justice face à une responsabilité majeure : garantir une justice lisible, équitable et transparente, surtout lorsqu’il s’agit de la protection des droits des enfants.

La communication autour de l’évolution du procès, le respect des droits de la défense comme ceux des parties civiles, ainsi que l’indépendance effective des juges seront scrutés avec attention.

Une attente forte des familles et de l’opinion publique.

De son côté, l’opinion publique attend que la justice congolaise démontre, par des actes concrets, qu’aucun dossier sensible ne peut être étouffé ou traité dans l’ombre.

À l’approche de l’audience du 26 février 2026, une certitude s’impose : la transparence ne sera pas un choix, mais une obligation pour les institutions judiciaires et le ministère de la Justice, afin que l’affaire des enfants Mushobekwa devienne un repère, non un précédent regrettable, dans l’histoire judiciaire de la République démocratique du Congo.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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