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RDC : AREP muscle son jeu politique avec l’arrivée stratégique de Nadin Mfutila

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Le parti Agissons pour la République (AREP) vient de marquer un coup politique significatif en enregistrant l’adhésion de Nadin Mfutila M’Nongo, figure reconnue pour sa finesse stratégique et son sens aigu de l’organisation. Ancien Secrétaire général d’Engagement pour le Congo (ECO), il a longtemps évolué aux côtés de Jean-Claude Masangu Mulongo. Samedi 21 février, à Kinshasa, il a officialisé son entrée à l’AREP lors d’une cérémonie hautement symbolique, accompagné d’une importante délégation de cadres issus d’ECO, renforçant ainsi l’appareil organisationnel et l’ancrage territorial du parti.

Prenant la parole devant militants et sympathisants, Nadin Mfutila a justifié son choix par l’ambition et la clarté idéologique de l’AREP, saluant le leadership de Guy Loando Mboyo. Il a également souligné la nécessité, dans le contexte actuel, de soutenir l’action du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, face aux défis sécuritaires, notamment la guerre imposée à la RDC et les violences des groupes rebelles. Pour lui, l’heure est à une jeunesse politique structurée, capable d’accompagner efficacement l’action gouvernementale.

La cérémonie a aussi été marquée par l’inauguration de la salle Pierre Mboyo, dédiée à la formation idéologique et politique des membres de l’AREP. Cette initiative traduit la volonté du parti de consolider son action sur le long terme à travers une école interne destinée à diffuser son socle doctrinal, fondé sur un socio-libéralisme adapté aux valeurs de la société congolaise. Le Secrétaire général d’AREP, Camy Richard Kalele, a salué l’arrivée de « nouveaux arepiens déterminés », appelant à un sursaut patriotique pour la défense des institutions et de l’unité nationale.

Journaliste de formation et ancien de Télé 50, Nadin Mfutila s’est imposé comme un homme de terrain méthodique depuis son entrée en politique en 2016. Artisan majeur de l’implantation d’ECO et de ses performances aux élections de 2023, notamment dans la Tshangu à Kinshasa, il ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son parcours. Courtisé par plusieurs formations, ce stratège aguerri a choisi d’arrimer son avenir à l’AREP, un ralliement qui pourrait peser sur les recompositions politiques à venir et redessiner l’équilibre des forces en perspective des prochaines échéances.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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