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Kinshasa accueille, du 25 au 26 février, l’atelier décisif sur l’inclusion des personnes handicapées dans la santé reproductive
La République démocratique du Congo s’apprête à franchir un cap décisif vers un système de santé plus équitable. Les 25 et 26 février, à Kinshasa, acteurs institutionnels, partenaires techniques, organisations de la société civile et représentants des personnes handicapées se réuniront pour valider les directives nationales révisées en matière de santé maternelle et reproductive. Au centre des travaux : les amendements apportés au volume 6 des Normes et Directives des interventions intégrées de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, document stratégique qui encadre notamment les services de planification familiale à l’échelle nationale.
Cette initiative intervient dans un contexte d’inégalités persistantes. En RDC, les personnes vivant avec handicap font face à de multiples obstacles : infrastructures inadaptées, équipements insuffisants, manque d’informations accessibles et déficit de personnel formé, notamment en langue des signes. Une étude menée en 2022 a révélé un accès très limité aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris à l’information sur la planification familiale et l’avortement sécurisé, confirmant l’urgence d’une réponse structurelle.
Pour corriger ces disparités, un processus de révision des directives a été engagé avec l’appui des partenaires techniques et la participation active des organisations de personnes handicapées. L’atelier de Kinshasa devra examiner et valider les modifications proposées, créer un consensus entre les parties prenantes, identifier les obstacles à leur mise en œuvre et définir une feuille de route claire pour leur diffusion et leur application effective sur l’ensemble du territoire.
Au-delà de l’exercice technique, cette rencontre traduit une volonté politique d’intégrer pleinement les personnes handicapées dans les politiques nationales de santé. Elle marque un pas important vers un système plus inclusif, où l’accès aux services de santé reproductive ne serait plus un privilège, mais un droit garanti à toutes et à tous, sans discrimination.
Tchèques Bukasa
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
