Provinces
Kasaï 1 : lancement à Tshikapa de l’identification des élèves filles bénéficiaires du projet PAAF
L’opération d’identification des élèves filles des écoles secondaires publiques éligibles à la bourse d’études du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF) a débuté ce mardi 17 février 2026 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
C’est la Proved Virginie Alembe Mbilinga qui a officiellement lancé cette activité au lycée Disanka, situé dans la sous-division provinciale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC/Tshikapa 2).
À cette occasion, elle a exhorté les élèves concernées à se présenter massivement afin d’éviter que des absences ne compromettent leur enregistrement.
« L’identification commence aujourd’hui sur toute l’étendue de la province éducationnelle Kasaï 1. C’est dans le cadre de l’exécution du projet PAAF, afin que chaque fille obtienne sa bourse. Je vous invite à sensibiliser vos collègues qui ne viennent pas à l’école, de peur que leurs absences soient enregistrées », a-t-elle déclaré.
La responsable provinciale de l’éducation a également insisté sur le caractère gratuit de cette opération.
« Mes chers identificateurs, l’année passée, nous avions connu de sérieux problèmes. Ne demandez rien aux élèves. Vous serez rémunérés par l’ONG ACDHI selon le travail accompli. Faites uniquement ce qui vous a été demandé », a-t-elle rappelé.
De son côté, Benjamin Ngande, chargé de planification, suivi et évaluation au sein de l’ONG Action communautaire pour le développement humanitaire intégral (ACDHI), a présenté la méthodologie du travail, basée sur l’enregistrement des élèves et la transmission des rapports au projet pour le paiement des bourses.
Cette opération constitue une étape importante dans la mise en œuvre du projet PAAF au Kasaï. Elle concerne pour l’instant les écoles de la ville de Tshikapa, tandis que d’autres entités seront progressivement prises en compte. Les agents sur le terrain sont déployés par l’ONG ACDHI.
Faustin Nkumbi
Provinces
Beni : Six membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangesse, tués lors d’une attaque attribuée aux ADF à Ngadi
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins six civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026 au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées à l’arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a relaté un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient poursuivi leur incursion dans d’autres zones de Ngadi. Outre les six personnes tuées dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et emmenés vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des personnalités les plus connues de la région. Son décès a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette nouvelle attaque remet en évidence les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
