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Justice de proximité : Guillaume Ngefa à Mbuji-Mayi pour palper les réalités carcérales et judiciaires
Arrivé ce mardi 17 février 2026 à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, entame une nouvelle étape de sa mission nationale d’itinérance consacrée à l’évaluation des conditions carcérales et de travail des magistrats et du personnel judiciaire.
Accueil officiel à l’aéroport de Bipemba
Le ministre d’État a foulé le sol de Mbuji-Mayi par l’aéroport de Bipemba, où il a été accueilli par plusieurs autorités politico-judiciaires de la province, notamment le vice-gouverneur Augustin Kayemba Mulemena, le ministre provincial de la Justice Hernaince Ilunga, ainsi que le procureur général Maurice Kam Alam, aux côtés d’autres responsables administratifs et judiciaires.
Une mission de terrain au cœur du système judiciaire
Cette descente du ministre d’État s’inscrit dans une démarche assumée de justice de proximité. L’objectif est clair : se rendre personnellement compte de l’état réel des prisons, du fonctionnement des juridictions et des conditions de travail des magistrats, greffiers et agents pénitentiaires.
Loin des rapports théoriques, cette approche privilégie le contact direct avec le terrain, afin de poser un diagnostic fidèle des défis structurels qui minent le secteur judiciaire. Ce mardi, dès son arrivée à Mbuji-Mayi, Guillaume Ngefa a pris la route tortueuse menant vers Kabeya Kamuanga dans l’objectif de rencontrer les acteurs judiciaires de cette partie du pays et d’élargir le diagnostic aux juridictions rurales, souvent confrontées à des difficultés encore plus marquées.
Une démarche qui renforce l’option gouvernementale de rapprocher la justice des citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.

Une attente forte des acteurs judiciaires
À Mbuji-Mayi comme dans d’autres provinces déjà visitées, magistrats, agents pénitentiaires et justiciables placent de grands espoirs dans cette mission. Ils attendent des mesures concrètes, susceptibles d’améliorer à la fois les conditions humaines de détention et l’efficacité du service public de la justice.
L’arrivée de Guillaume Ngefa est ainsi perçue comme un signal politique fort : celui d’un État qui choisit d’affronter sans détour les réalités de son système judiciaire.
Une itinérance déjà menée à travers le pays
Avant l’étape de Mbuji-Mayi, Guillaume Ngefa a conduit des missions similaires dans plusieurs grandes villes et provinces, notamment Kinshasa, Lubumbashi, Kananga, Luzumu, Kisangani, Kolwezi, etc.
Partout, la même volonté a guidé l’action ministérielle : évaluer, écouter et proposer des solutions durables pour améliorer l’administration de la justice et humaniser les conditions de détention.
Ces visites ont souvent révélé des problèmes récurrents, notamment la surpopulation carcérale, la vétusté des infrastructures pénitentiaires, le manque de moyens logistiques et la précarité sociale du personnel judiciaire.
Tchèques Bukasa/Congoprofond.net
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
