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CAN 2025 : la RDC sort en huitièmes, cap sur le Mondial
L’aventure marocaine des Léopards s’est arrêtée aux portes des quarts de finale. Le 6 janvier 2026, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la RDC a cédé face à l’Algérie dans les ultimes secondes de la prolongation (1-0). Un but d’Adil Boulbina dans les dernières minutes de la prolongation a brisé les rêves continentaux de Chancel Mbemba et ses coéquipiers. Pourtant, cette élimination ne doit pas occulter le parcours honorable réalisé par les Congolais. Et surtout, elle ne change rien à l’objectif principal fixé depuis novembre : décrocher une place au Mondial 2026.
La phase de groupes avait montré le vrai visage de cette équipe en reconstruction. Placés dans le groupe D aux côtés du Sénégal, champion en titre, du Bénin et du Botswana, les Léopards ont livré trois matchs solides. Un très bon départ contre le Bénin pour lancer la campagne, un match nul courageux face aux Sénégalais parmi les grands favoris du titre, puis une large victoire 3-0 contre le Botswana pour valider la qualification en huitièmes. L’application 1xbet apk rdc a enregistré des millions de connexions durant ces rencontres qui tenaient en haleine tout le continent.
Un huitième de finale qui aurait pu basculer
Face aux Fennecs d’Algérie, la RDC n’a pas démérité. Les deux équipes se sont neutralisées dans un combat tactique intense avant que le but de Boulbina ne change tout. Le duo défensif Mbemba-Tuanzebe a tenu bon, épaulé par les latéraux. En attaque, la vitesse de Théo Bongonda et Meschack Elia a créé plusieurs situations dangereuses.
Le gardien Lionel Mpasi s’est illustré à plusieurs reprises tout au long du match. Mais dans le football, une seule frappe peut tout changer. Celle de Boulbina, entrée en jeu quelques minutes plus tôt, a trouvé la lucarne du portier congolais depuis plus de 20 mètres. Un missile qui ne laissait aucune chance à Mpasi. La RDC quittait la CAN sur cette note cruelle, mais la tête haute.
Les enseignements d’une campagne positive
Malgré la déception immédiate, l’entraîneur Sébastien Desabre peut s’appuyer sur plusieurs points positifs :
- Un but encaissé en phase de groupes, un en huitièmes
- Un collectif soudé capable de tenir tête aux meilleures équipes africaines
- L’émergence de jeunes talents prometteurs
Le technicien français, en poste depuis 2022, a façonné une équipe difficile à battre. Sa philosophie repose sur la stabilité : disposer du temps nécessaire pour mettre en place des changements, permettre aux liens entre joueurs et staff de se renforcer, et se relever des échecs. « Je suis très optimiste pour le football congolais, car nous n’avons pas encore pleinement exploité le potentiel de développement dans les académies » avait-il déclaré avant le match contre l’Algérie.
Le vrai rendez-vous, c’est mars au Mexique
Dans les vestiaires après l’élimination, le message des cadres était clair : cette CAN n’était qu’une préparation. L’objectif prioritaire reste gravé dans tous les esprits : qualifier la RDC pour sa deuxième Coupe du monde de l’histoire après 1974. Les barrages intercontinentaux en mars offrent cette opportunité unique.
Mbemba l’a rappelé avec sa sagesse habituelle : « Nous allons tous rentrer, travailler, demander à Dieu de préserver la santé de chaque joueur. Et si Dieu le veut, lors du dernier match, tout est possible ». Le capitaine des Léopards sait de quoi il parle. C’est lui qui a marqué les buts décisifs contre le Cameroun et le Nigeria en novembre pour arracher cette qualification historique.
La RDC dispose d’atouts majeurs pour réussir au Mexique :
- Un effectif en pleine confiance après avoir battu deux géants africains
- Une expérience accumulée lors de matchs couperets sous haute pression
- Un statut qui les place directement en finale du tournoi de barrage
Une génération porteuse d’espoir
Ce qui rend cette équipe différente des précédentes, c’est sa mentalité. Les Léopards ont prouvé en novembre qu’ils savaient gagner les matchs qui comptent. Contre le Cameroun avec un but dans les arrêts de jeu. Contre le Nigeria en restant debout mentalement après avoir été menés dès la 3e minute, puis en gérant la pression d’une séance de tirs au but. Des sites de référence comme CAFonline ont salué cette transformation mentale.
Desabre a raison d’être optimiste. Le football congolais possède un réservoir de talents encore inexploité. Les académies commencent à produire des joueurs de qualité. Le championnat local, la LINAFOOT, se professionnalise progressivement. Dans quelques années, la RDC pourrait devenir une puissance africaine majeure.
Mais pour l’instant, le focus est ailleurs. Un match en mars. Une victoire à aller chercher contre la Jamaïque ou la Nouvelle-Calédonie. Et derrière, un billet pour la plus grande compétition du monde. Une génération entière attend ce moment depuis 52 ans. Les Léopards sont à un pas de réaliser ce rêve collectif. La CAN 2025 est déjà oubliée. Direction le Mexique, avec une seule idée en tête : entrer dans l’histoire.