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Le RDF/M23 brûle Rusankunku : La sale stratégie du bouclier humain
Dans l’Est de la RD Congo, la guerre ne connaît plus de limites. Elle ne se joue plus seulement sur les lignes de front, mais dans le cœur des villages, là où les civils ne devraient être que des témoins impuissants. Acculés, en déroute face à la poussée inexorable des FARDC, les terroristes du RDF/M23 ont dévoilé leur vrai visage à Rusankunku, à 50 kilomètres au Nord-Est de Minembwe.
Incapables de faire le poids sur le champ de bataille, ces supplétifs du Rwanda ont choisi la lâcheté absolue : plutôt que de déposer les armes, ils ont tenté d’enrôler de force des innocents pour servir de porte-bagages et de porteurs de munitions vers Kazika. Face au refus digne des habitants de Rusankunku, la machine de guerre s’est transformée en machine de destruction. Le refus d’obéir à des criminels a été puni par le feu.
Les images de drones de l’armée sont sans appel. Elles montrent ce qui fut un village paisible transformé en un brasier. Les flammes n’ont pas seulement consumé des huttes de paille ou quelques réserves de manioc ; elles ont brûlé la preuve que le RDF/M23, malgré ses communiqués lissant son image, n’est qu’une secte terroriste armée, cynique et prédatrice, qui préfère anéantir ce qu’elle ne peut contrôler plutôt que de reculer.
Le pire reste à venir. Après l’incendie, les rebelles ont ratissé la brousse et les ruines fumantes. Jeunes et vieux, hommes et femmes valides ont été traqués, capturés de force et emmenés vers une destination funeste. Ce n’est plus de la guérilla, c’est de la traite d’êtres humains en temps de guerre. En kidnappant ces populations, le RDF/M23 ne cherche pas seulement de la main-d’œuvre épuisable ; il constitue son ultime rempart.
Ces vieillards et ces enfants marcheront devant eux, boucliers humains contre les balles des forces loyalistes, transformant les victimes en complices malgré elles d’une barbarie qu’elles subissent. Ce drame soulève une fois de plus la question de la nature réelle de ce groupe terroriste. Comment une force qui se prétend “libératrice” peut-elle réduire en cendres le village de ceux qu’elle est censée protéger et réduire sa population en esclavage ?
Le RDF/M23, dans son agonie militaire, dévoile son essence criminelle. Alors que les FARDC poursuivent leur avancée, la communauté internationale doit mesurer l’urgence : il ne s’agit pas simplement d’un conflit frontalier, mais d’une entreprise systématique de terreur contre les civils. Chaque minute de silence est une minute de vie volée aux captifs de Rusankunku.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
