Actualité
Justice et Gouvernance : Kinshasa et Washington renforcent leur coopération judiciaire
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu ce mercredi 11 février 2026, au Palais de Justice, le nouveau Chargé d’Affaires des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo, M. Ian McCary. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations bilatérales entre Kinshasa et Washington, particulièrement dans le domaine judiciaire.

La lutte contre la corruption au cœur des échanges
Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération judiciaire entre la RDC et les États-Unis, avec un accent particulier sur la lutte contre la corruption, la criminalité financière et la consolidation de la sécurité juridique et judiciaire, considérée comme un levier essentiel pour l’amélioration du climat des affaires.
Vers une justice forte et indépendante
Les deux personnalités ont réaffirmé leur attachement à la construction d’une justice forte, indépendante et efficace, capable de soutenir la gouvernance démocratique, la stabilité institutionnelle et de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.
L’engagement du Gouvernement congolais
À cette occasion, le Ministre d’État a réitéré la détermination du Gouvernement congolais à faire progresser la transparence, le respect de l’État de droit et la redevabilité, piliers d’une justice crédible et accessible à tous.
L’appui américain aux réformes judiciaires
De son côté, le Chargé d’Affaires américain a renouvelé l’engagement des États-Unis à accompagner les réformes du secteur de la justice en RDC, notamment à travers le renforcement des capacités, la coopération technique et le soutien aux initiatives visant à combattre la criminalité financière.
Un partenariat renforcé entre Kinshasa et Washington
Enfin, le diplomate américain a salué le succès du récent voyage du Président de la République, symbole d’une dynamique positive et d’un partenariat renforcé entre la RDC et les États-Unis, fondé sur des valeurs communes de bonne gouvernance, de justice et de responsabilité.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
