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Kasaï-Central : En route vers la Cour d’appel, le sous-proved de Dibaya 1 meurt fauché par un véhicule de SAFRIMEX à Kananga

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Un drame tragique a endeuillé le secteur de l’Éducation nationale au Kasaï-Central ce mardi 3 février le matin. Le sous-proved de la sous-division Dibaya 1, Jean-Claude Tshibuabua Mudiandambu, a trouvé la mort dans un accident de circulation survenu à Tshikaji, dans la commune agro-pastorale de Nganza, alors qu’il se rendait à Kananga pour répondre à une convocation judiciaire.

Un accident mortel en pleine mission officielle

Selon des témoignages concordants, la victime circulait à moto lorsqu’elle a été violemment percutée par un véhicule appartenant à l’entreprise SAFRIMEX, aux abords de l’hôpital Bon-Berger de Tshikaji. Le choc, d’une rare violence, ne lui a laissé aucune chance : le sous-proved est décédé sur le coup.

En mission officielle, Jean-Claude Tshibuabua Mudiandambu quittait Tshimbulu pour la ville de Kananga, où il était attendu à la Cour d’appel afin de répondre à un mandat judiciaire. Il devait comparaître ce mercredi 05 février 2026 à 10 heures.

Une affaire judiciaire aux contours encore flous

Jusqu’ici, les motifs exacts de cette convocation restent inconnus du public. Toutefois, des sources proches du dossier, ayant requis l’anonymat, évoquent un litige ancien opposant le défunt à un enseignant d’une école conventionnée catholique de sa juridiction.

D’après ces mêmes sources, le différend remonterait à trois à cinq ans, suite à la perte du numéro matricule de l’enseignant concerné, alors même que celui-ci continuait à percevoir son salaire. L’enseignant réclamerait aujourd’hui le paiement de 32 mois d’arriérés, une situation qui aurait conduit à la saisine de la justice. Ni l’identité de l’enseignant, ni celle de l’établissement scolaire n’ont été officiellement révélées.

Émotion et appels à l’apaisement

La disparition brutale de cette autorité éducative a suscité une vive émotion au sein de la communauté éducative locale, particulièrement à Tshimbulu et Dibaya. Plusieurs voix appellent à un apaisement des relations entre dirigeants et agents de l’État, estimant que le dialogue permanent demeure essentiel pour prévenir des conflits aux conséquences parfois dramatiques.

Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident et d’établir les responsabilités.

En attendant, le Kasaï-Central pleure l’un de ses cadres de l’Éducation nationale, emporté tragiquement alors qu’il répondait à une obligation républicaine.

Mike Tyson Mukendi/Congo profond.net

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Lubumbashi : 5 présumés criminels interpellés, dont 2 femmes 

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La Police nationale congolaise (PNC) du Haut-Katanga a présenté, lundi 8 juin, 5 présumés criminels, dont 2 femmes, arrêtés par le Groupe de recherche et d’investigation criminelle (GRIC) à Lubumbashi.

Les suspects ont été présentés au commissaire provincial adjoint chargé de la police administrative, le colonel Bale Agwaki John, à l’occasion de la parade hebdomadaire de la police.

Selon le commandant du GRIC, le colonel Simplice Tshikala, ces personnes seraient impliquées dans un réseau de détention et de vente illégale d’armes et de munitions.

« Depuis un moment, nous avons appris qu’il y a des bandes organisées qui se ravitaillent à travers nos camps militaires en armes et en munitions. Nous avons déployé nos sources et nous avons arrêté Etomale Mbat, un voleur à main armée extrêmement dangereux. Sur lui, nous avons trouvé 1 300 munitions, un revolver ainsi que deux chargeurs garnis », a déclaré le colonel Tshikala.

La police affirme également avoir arrêté deux autres suspects qui tentaient de vendre des armes à feu. Après leur interpellation, ces derniers auraient conduit les enquêteurs dans une maison où étaient dissimulées d’importantes quantités de munitions.

Au total, plus de 2 850 munitions de calibre 7,62 mm, plusieurs chargeurs garnis destinés aux fusils AK-47 ainsi qu’un revolver de calibre 9 mm ont été saisis.

Par ailleurs, deux policiers accusés d’avoir extorqué 1 820 dollars américains à des habitants du quartier Bel-Air 2, dans la commune de Kampemba, ont également été présentés à l’autorité policière provinciale.

« Ce sont des personnes capables de déstabiliser la paix et la tranquillité publiques », a insisté le commandant du GRIC, précisant que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier l’origine de ces effets militaires et les réseaux impliqués.

Le colonel Bale Agwaki John a, de son côté, salué le professionnalisme des éléments du GRIC dans la lutte contre la criminalité et appelé les unités de police à renforcer les opérations de sécurisation de la population et de ses biens.

Les suspects civils ainsi que les 2 policiers ont été transférés devant les juridictions compétentes pour la suite de la procédure.

Patient M.MBY/CONGOPROFOND.NET

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