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Claude Ibalanky bascule dans l’AFC/M23 : Le masque est tombé, trahison consommée !
Ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi, l’homme est apparu à Goma, ce samedi 31 janvier, s’exprimant publiquement aux côtés de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa, les chefs visibles de la rébellion. Une scène sans ambiguïté : Ibalanky n’est plus dans la République, il est désormais dans le camp de la dissidence armée.

Du palais à la rébellion
Celui qui fut coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, chargé de veiller au respect des engagements pour la paix et la stabilité, a choisi de tourner le dos à l’État. Un retournement brutal, presque cynique, au regard des fonctions qu’il occupait et de la confiance politique qui lui avait été accordée.
La frustration comme prétexte
Depuis plusieurs mois, Claude Ibalanky préparait l’opinion. Sur les réseaux sociaux, il exposait ses états d’âme, se plaignant d’être marginalisé, ignoré, relégué à l’arrière-plan. À défaut d’écoute, il a choisi la rupture.
« Si l’on vous interdit de manger dans une maison, allez-vous mourir de faim pour prouver votre loyauté ? »
Puis cette autre phrase, révélatrice d’un esprit déjà ailleurs : « Si un coach vous met au banc à vie, est-ce la fin de votre carrière… ? »
Des mots aux armes
Ce qui ressemblait hier à de simples lamentations se révèle aujourd’hui comme une justification a posteriori. De la frustration personnelle à l’alignement avec une rébellion soutenue de l’extérieur, le pas est désormais franchi.
En rejoignant l’AFC/M23, Claude Ibalanky ne règle pas un différend politique : il rompt avec la République. Son choix pose une question grave : jusqu’où certaines élites sont-elles prêtes à aller lorsque leurs ambitions personnelles se heurtent aux réalités du pouvoir ?
À Goma, ce ralliement sonne comme un avertissement : la guerre ne se nourrit pas seulement des armes, mais aussi des reniements au sommet de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
