Connect with us

À la Une

Vova Théâtre en résidence à Kinshasa pour une création inédite attendue au CWB

Published

on

La compagnie Vova Théâtre est actuellement en résidence de création à Kinshasa pour la préparation d’un spectacle inédit, dont la première représentation est annoncée le 11 février 2026 à 18h au Centre Wallonie-Bruxelles (CWB). Une création ambitieuse qui réunit littérature, mise en scène contemporaine et collaboration artistique locale.

Depuis le 10 janvier 2026, Vova Théâtre s’est engagé dans un processus intensif de recherche et de création autour de l’œuvre littéraire Cette lettre que je ne t’écrirai peut-être jamais de l’écrivain congolais Jocelyn Danga. Cette résidence, qui s’étend jusqu’au 10 février, se déroule en deux phases et bénéficie du soutien de deux institutions culturelles majeures de la capitale.

Deux étapes pour affiner la création

La première phase de travail s’est tenue du 10 au 31 janvier au Tarmac des Auteurs, un espace reconnu pour l’accompagnement des écritures scéniques contemporaines. Cette étape a permis aux artistes d’explorer les fondements dramaturgiques, les intentions de jeu et la structure narrative du spectacle.

La seconde phase se poursuit du 2 au 10 février au Centre Wallonie-Bruxelles, où les équipes finalisent les aspects techniques et esthétiques : scénographie, création lumière, environnement sonore et répétitions générales.

Une équipe artistique pluridisciplinaire

La mise en scène est confiée à Aaron Lukamba, qui assure la direction artistique du projet. Il est entouré d’une équipe technique et créative solide :

– Emmanuel Kabeya : création sonore

– Cléo Kanongo : création lumière

– Rosine Nkem : scénographie

Cette collaboration vise à offrir une expérience théâtrale immersive, mêlant texte, corps, son et lumière, afin de restituer toute la profondeur émotionnelle de l’œuvre originale.

Une première très attendue

Le spectacle sera présenté en première le mercredi 11 février 2026 à 18h au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. Cette représentation marquera l’aboutissement de plusieurs semaines de travail et promet une proposition scénique sensible, contemporaine et ancrée dans les réalités humaines et sociales abordées par le texte de Jocelyn Danga.

Une tournée en préparation

Au-delà de cette première, Vova Théâtre annonce déjà une tournée à Kinshasa, à Brazzaville et dans le Congo profond, dont les dates seront communiquées prochainement. L’objectif est de permettre l’accès au plus large public à cette création et de renforcer la diffusion du théâtre contemporain congolais.

Dynamique culturelle locale

À travers cette résidence, Vova Théâtre confirme son engagement dans la valorisation de la création locale et la professionnalisation des arts de la scène, en s’affirmant comme un cadre idéal, en République démocratique du Congo, pour la pratique des arts vivants. Le partenariat entre le Tarmac des Auteurs et le Centre Wallonie-Bruxelles illustre également la vitalité des collaborations culturelles à Kinshasa.

Avec cette nouvelle production, la compagnie s’inscrit dans une démarche artistique exigeante, où la littérature rencontre la scène pour interroger l’intime, la mémoire et la parole non dite.

Rendez-vous le 11 février pour découvrir cette création inédite.

Tim Katshabala/congoprofond.net

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading