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Sécurité

Kinshasa : Des faux policiers au cœur de la PNC, un réseau démantelé à Mont-Ngafula

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Le Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) à Kinshasa a levé, lundi 26 janvier 2026, le voile sur une affaire pour le moins troublante : l’existence d’un réseau de faux policiers opérant à l’intérieur même des structures policières de la capitale. Une révélation qui met en lumière de graves dérives sécuritaires et administratives au sein de la PNC.

L’opération, conduite par le département des Renseignements généraux sous la supervision du commissaire divisionnaire Israël Kantu, a abouti à l’arrestation de deux individus se faisant passer pour des agents de l’ordre au commissariat urbain de Mont Ngafula, précisément au sous-commissariat de Bel Air.

Deux civils aux commandes d’un sous-commissariat

Les personnes interpellées ont été identifiées comme Dieudonné Wangu Zolia, civil s’autoproclamant commissaire de police et occupant illégalement le poste de commandant du sous-commissariat, et Béni Moseyi Pembele, qui se présentait comme agent de police porteur d’un matricule à cinq chiffres.

Lors des auditions, les deux hommes ont reconnu n’avoir jamais suivi de formation policière. Ils ont néanmoins affirmé avoir été recrutés et affectés à ce poste malgré leur statut de civils. Selon la police, plusieurs autres membres du réseau ont réussi à prendre la fuite et font désormais l’objet de recherches actives.

Un climat de terreur entretenu dans plusieurs quartiers

Actifs dans les quartiers Masangambila, Kimwenza Mission et Kimbuta, ces faux policiers étaient tristement connus pour leurs pratiques abusives. Arrestations arbitraires, confiscations illégales de biens, détentions sans base légale et libérations conditionnées au paiement d’amendes exorbitantes figuraient parmi les griefs régulièrement dénoncés par la population.

« Les auteurs de l’insécurité dénoncée par la population étaient en réalité ces hommes en uniforme qui n’en avaient pas la qualité », a déclaré le commissaire provincial, soulignant la gravité de cette usurpation d’autorité.

La population saluée, la traque se poursuit

La hiérarchie policière a salué la collaboration étroite de la population, dont les alertes ont permis de mettre fin aux agissements de ce réseau. Le commandant de la PNC à Kinshasa a réaffirmé sa détermination à poursuivre la traque des faux policiers encore en cavale et a appelé les citoyens à redoubler de vigilance en signalant toute présence suspecte.

Cette opération s’inscrit dans une dynamique visant à restaurer la crédibilité de la Police nationale congolaise et à renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens dans la capitale congolaise, fortement éprouvée par l’insécurité urbaine.

Dorcas Mwavita

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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