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Contrôles routiers à Kinshasa : la population prise en étau entre grève des chauffeurs et décisions du gouverneur
Kinshasa a tourné au ralenti ce lundi 26 janvier 2026, après la grève des chauffeurs de taxis et taxis-bus consécutive au lancement des contrôles routiers annoncés par le gouverneur de la ville. Dans plusieurs communes, les arrêts étaient déserts, les véhicules absents, et les activités économiques sévèrement perturbées. Une situation qui a directement frappé les populations vivant du taux du jour, contraintes de rester chez elles faute de moyens de déplacement.
Rencontrés dans différents coins de la capitale, des Kinois expriment leur incompréhension. « Le contrôle, c’est normal, personne ne refuse l’ordre. Mais pourquoi commencer sans préparer le terrain ? », s’interroge un parent. Selon lui, l’absence de transport a paralysé toute une chaîne d’activités : commerçants, journaliers, vendeuses de marchés et petits métiers ont perdu une journée entière de revenus.

D’autres dénoncent une mesure déconnectée de la réalité sociale. « Les chauffeurs vivent au jour le jour. Quand ils ne sortent pas, ils ne mangent pas. Et quand eux ne sortent pas, nous aussi on ne bouge pas », témoigne une mère de famille. Pour elle, la décision du gouverneur a eu un impact direct sur la population, bien au-delà des transporteurs visés par les contrôles.
La question des préalables revient dans presque tous les témoignages. Routes impraticables, chantiers inachevés, embouteillages chroniques : pour beaucoup, exiger des documents coûteux sans offrir des infrastructures fonctionnelles est perçu comme une injustice. « On nous demande de payer comme si tout était normal, alors que circuler à Kinshasa est déjà un calvaire », regrette une jeune automobiliste privée.

Si la population reconnaît la nécessité d’assainir le secteur du transport, elle appelle le gouverneur Daniel Bumba à revoir sa démarche. Délai supplémentaire, contrôle progressif, réduction des coûts ou paiement échelonné figurent parmi les propositions les plus évoquées. En attendant, Kinshasa garde le souvenir d’une journée presque paralysée, symbole d’un fossé persistant entre décisions administratives et réalités quotidiennes des Kinois.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
