Société
Bisengo plongé dans le noir, l’insécurité gagne du terrain à Bandalungwa
L’absence prolongée d’électricité dans le quartier Bisengo, à Bandalungwa, ne se limite pas à un simple désagrément domestique. Elle expose désormais les habitants à une insécurité grandissante, notamment autour du marché Wenze ya Baluba, devenu un point noir dès la tombée de la nuit.
À partir de 18 heures, ce petit marché de proximité, essentiel pour l’approvisionnement quotidien des ménages, se transforme en zone à risque. Des jeunes délinquants, communément appelés « kuluna », y arrachent sacs et téléphones, profitant de l’obscurité totale. « Sans lumière, ils opèrent sans être identifiés », témoigne une habitante.
Récemment, une tentative de cambriolage a été signalée dans la parcelle d’un officier supérieur de l’armée. Les faits se sont déroulés aux environs de 4 heures du matin, dans le noir complet. Les suspects ont pris la fuite après l’intervention de la garde et l’alerte des riverains. D’autres incidents, plus préoccupants encore, ont été signalés à proximité d’un sous-commissariat, où même un adolescent de 13 ans a failli être agressé devant sa propre parcelle.
Face à cette situation, les habitants s’interrogent sur l’efficacité du dispositif sécuritaire. Comment expliquer que des agressions se produisent à quelques mètres de postes de police ? Pourquoi les malfrats n’ont-ils plus peur de l’autorité ? Pour la population de Bisengo, l’État doit renforcer la sécurité de proximité et revoir la présence policière sur le terrain, car l’obscurité ne fait qu’amplifier une criminalité déjà inquiétante.
Dorcas Mwavita