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Stabilité ou Redevabilité ? Le député Isaac Tshiswaka force le débat à l’Assemblée nationale
Face aux préoccupations soulevées par l’honorable député national Isaac Tshiswaka Tshilombo, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a apporté des éclaircissements détaillés sur l’acte d’engagement signé en septembre 2025 par les animateurs des institutions provinciales. Ce document, souvent interprété comme un moratoire imposé sur les motions de censure et de défiance, visait selon le gouvernement à endiguer l’instabilité chronique qui fragilise la gouvernance et le développement dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Le VPM a rappelé que cette démarche s’inscrivait dans la vision du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, exprimée à plusieurs reprises lors des conférences des gouverneurs et des réunions du Conseil des ministres. L’instabilité institutionnelle, marquée par une multiplication des pétitions et motions parfois jugées abusives, a été identifiée comme un frein majeur au développement socio-économique et un facteur de résurgence des conflits communautaires. C’est dans ce contexte qu’un atelier national sur la stabilisation des institutions provinciales s’est tenu du 2 au 3 septembre 2025.
À l’issue de ces travaux, les gouverneurs, vice-gouverneurs et membres des assemblées provinciales des 26 provinces ont signé un acte d’engagement prônant la concertation interinstitutionnelle, la gestion responsable des ressources publiques et le recours prioritaire aux mécanismes légaux de contrôle parlementaire avant toute motion de sanction. Le VPM a insisté sur le fait que cet acte n’était ni une injonction ni une suspension des droits des élus provinciaux, mais une recommandation visant à privilégier le dialogue et les enquêtes parlementaires.
Répondant au fondement constitutionnel évoqué par l’honorable Tshiswaka, le ministre a invoqué l’article 69 de la Constitution, qui confère au Chef de l’État la mission de garantir le bon fonctionnement des institutions. Il a précisé que son ministère avait été mandaté, pour des raisons sécuritaires, à formuler des propositions préventives afin de contenir les risques de déstabilisation des provinces, sans jamais remettre en cause la libre administration provinciale consacrée par la Constitution.
Sur la crainte d’un étouffement du contrôle parlementaire et de la redevabilité démocratique, le VPM a été catégorique : les assemblées provinciales conservent l’intégralité de leurs prérogatives constitutionnelles. Le contrôle et la sanction demeurent des principes intacts, mais doivent s’exercer de manière responsable, sur la base de faits vérifiés par les commissions d’enquête et les organes spécialisés tels que l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale de la territoriale.
Enfin, le ministre de l’Intérieur a défini la stabilité institutionnelle comme le fonctionnement régulier et harmonieux des institutions provinciales, condition essentielle à la sécurité, à la cohésion sociale et au développement. Citant le Chef de l’État, il a rappelé que la succession rapide de destitutions dans plusieurs provinces avait paralysé l’action publique.
Il a conclu en rassurant les députés nationaux et l’opinion publique que l’action du gouvernement vise exclusivement à préserver l’ordre public et la stabilité, sans jamais porter atteinte au droit de contrôle des élus garanti par la Constitution.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
