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Sécurité

1 an d’occupation de Goma par l’AFC-M23 : la Génération Z RDC interpelle la nation et la communauté internationale

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Le 27 janvier 2026 marque une année depuis que la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, est sous occupation de l’armée rwandaise opérant sous l’appellation AFC/M23, selon le gouvernement congolais et plusieurs rapports internationaux. À cette occasion, la Génération Z RDC a publié, le 20 janvier 2026 depuis Beni, un communiqué dénonçant une situation jugée dramatique pour les populations civiles de l’Est de la RDC.

Le mouvement décrit un quotidien marqué par de graves violations des droits humains, notamment des massacres de civils, des tortures, des violences sexuelles, des enrôlements forcés et le pillage des ressources naturelles. Il dénonce également le silence et l’inaction d’une partie de la communauté internationale face à cette crise persistante.

En réaction, la Génération Z RDC annonce l’organisation, le 27 janvier 2026, d’une journée nationale et internationale de deuil, de réflexion et de plaidoyer. Cette mobilisation se déroulera sur toute l’étendue du territoire congolais et au sein de la diaspora, avec un appel à s’habiller en noir en mémoire des milliers de victimes de l’invasion.

Sur le plan diplomatique et judiciaire, le mouvement exige l’application stricte de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, assortie de sanctions contre le Rwanda. Il appelle également la Cour pénale internationale à engager des poursuites contre le président rwandais Paul Kagame et les responsables présumés des crimes commis dans l’Est de la RDC, tout en réclamant un retrait total et effectif des forces étrangères.

Enfin, la Génération Z RDC réaffirme que le sang des Congolais ne saurait être le prix des minerais et que la dignité des femmes congolaises n’est pas négociable. Elle appelle à une mobilisation panafricaine pour la souveraineté de la RDC, rappelant que « Goma n’est pas seule » et que la lutte pour la liberté demeure une exigence vitale.

Franck Kaky

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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