Connect with us

À la Une

10 ans après sa disparition, Marie Misamu demeure une voix intemporelle du gospel congolais

Published

on

Dix ans après sa disparition, la RD Congo continue de se souvenir de Marie Misamu, figure emblématique du gospel chrétien dont la voix a marqué toute une génération. Décédée le 16 janvier 2016 à Kinshasa des suites d’une courte maladie, la cantatrice laisse derrière elle une œuvre spirituelle profonde et un héritage musical toujours vivant dans les églises, les foyers et les mémoires collectives.

Née le 16 novembre 1974 à Kinshasa, Marie Misamu découvre très tôt sa vocation. À seulement 11 ans, elle intègre une chorale d’église pentecôtiste, où son timbre doux et puissant se distingue immédiatement. Portée par une foi affirmée et un talent rare, elle se forge progressivement une identité artistique singulière, mêlant ferveur spirituelle, sensibilité musicale et profondeur du message chrétien.

Sa carrière professionnelle prend son envol à la fin des années 1990 et s’impose rapidement comme une référence du gospel en RDC. À travers une discographie riche de plusieurs albums marquants, dont « Nazhirea », « Ma Prière » et la trilogie « Mystère du Voile », Marie Misamu aborde des thèmes universels tels que la foi, la reconnaissance, la souffrance et l’espérance. Ses chansons, devenues des classiques, continuent d’accompagner prières et moments de recueillement.

Au-delà de la musique, Marie Misamu était une artiste complète. Styliste, décoratrice et parfois actrice, elle incarnait une créativité plurielle et assumée. Son charisme sur scène, son exigence artistique et son engagement spirituel lui ont valu plusieurs distinctions et une reconnaissance durable, tant au Congo que dans la diaspora africaine.

Aujourd’hui encore, l’héritage de Marie Misamu se transmet. Sa musique inspire les nouvelles générations d’artistes gospel, tandis que sa fille, Ruth Misamu, perpétue sa mémoire à travers des hommages et des concerts. Dix ans après, la voix de Marie Misamu ne s’est pas tue : elle continue de résonner comme un chant de foi, de consolation et d’espérance pour tout un peuple.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

À la Une

Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu

Published

on

Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.

Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.

Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.

Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.

Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.

Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.

Mike Tyson Mukendi

Continue Reading