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RDC : la FIITEX lancée à Kinshasa pour former les victimes des conflits et relancer l’industrie textile

La première édition de la Foire internationale de l’industrie du textile (FIITEX) a été officiellement annoncée ce jeudi 15 janvier à Kinshasa, lors d’une conférence de presse organisée en partenariat avec le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV).

L’initiative vise à former et accompagner les victimes des conflits armés, tout en contribuant à la renaissance de l’industrie textile congolaise.

 

Pour Louisiane Mpezo, coordinatrice de la FIITEX, cette conférence marque le lancement concret du programme, dont le premier volet est la formation.

« Nous lançons officiellement le programme, notamment à travers la formation. Les apprenants, en majorité des victimes des conflits, sont déjà arrivés depuis quelques jours pour débuter le processus », a-t-elle expliqué.

Au cœur du projet : un programme structuré de formation et de réinsertion socio-professionnelle, destiné à doter les bénéficiaires de compétences pratiques, à restaurer leur dignité et à favoriser leur autonomie économique à travers les métiers du textile.

Un plaidoyer pour la renaissance du textile congolais

Au-delà de la dimension sociale, la FIITEX porte également un message économique fort : celui de la relance d’un secteur longtemps négligé.

« Nous portons presque tous des vêtements importés alors que notre pays regorge d’un immense potentiel, tant humain que naturel. Il est temps de relancer cette industrie ensemble », a plaidé Louisiane Mpezo.

Partenaire clé du projet, le FONAREV insiste sur la rigueur du processus et la centralité de l’impact social. Sa représentante, Emmanuella Zaidi, a détaillé l’approche adoptée.

« Ce projet pilote que nous lançons avec la FIITEX est avant tout un programme de formation professionnelle et de perfectionnement technique de haut niveau. Il prévoit un accompagnement complet, de la production à la vente, avec une ouverture vers les marchés, les réseaux et les événements structurants », a-t-elle expliqué.

Elle a également précisé le rôle de son institution :

« Le FONAREV identifie les bénéficiaires selon des critères stricts et veille à ce que chaque étape du projet soit alignée avec les politiques nationales de réparation. L’impact social doit rester au centre du dispositif. »

 

Pour cette phase pilote, douze femmes, toutes victimes des conflits, ont été sélectionnées. Elles proviennent de quatre provinces : l’Ituri, la Tshopo, le Kasaï Central et le Kongo Central.

« L’objectif est de créer chez ces femmes une autonomie réelle et durable », a conclu Emmanuella Zaidi.

Les organisateurs ambitionnent, à terme, d’étendre le programme à un plus grand nombre de bénéficiaires à travers tout le pays.

 

Dorcas Ntumba