Connect with us

Société

Butembo : l’ACLP de Juliette Mbambu Mughole célèbre ses 10 ans aux côtés d’une population éprouvée par la guerre

Published

on

L’Alliance congolaise de lutte contre la pauvreté (ACLP) célèbre ses dix ans d’existence ce vendredi 16 janvier 2026 à Butembo, au Nord-Kivu. L’annonce a été faite par sa présidente, Mme Juliette Mbambu Mughole, lors d’un point de presse tenu mardi 13 janvier à l’hôtel Believe. Initialement prévue à Kinshasa le 31 décembre 2025, cette célébration a été délocalisée pour des raisons organisationnelles et surtout pour communier avec la population de Butembo et Beni, durement affectée par l’insécurité.

« Nous avons choisi Butembo parce que nous ne voulions pas fêter à Kinshasa. Nous sommes venus partager ce moment important avec les populations qui ont le plus besoin de nous aujourd’hui à cause de la guerre », a expliqué Juliette Mbambu Mughole. Elle a insisté sur le message de solidarité et d’unité nationale que veut porter son parti : « Il ne faut pas que la population de l’Est pense que ceux qui sont dans les institutions l’ont oubliée. Nous ne les avons pas oubliés. »

Les activités seront marquées par un grand meeting populaire au rond-point VGH à partir de 10 heures, suivi d’une rencontre à la salle Queen Germany, située sur l’avenue Baswagha. À cette occasion, la présidente de l’ACLP prononcera un discours-bilan et de perspectives. « Ce sera un discours d’idéologie, de changement de mentalité, de lutte contre les antivaleurs et de promotion des bonnes valeurs », a-t-elle précisé, appelant la population à participer massivement, vêtue des couleurs vert et blanc du parti.

Cette célébration connaîtra également une dimension culturelle, avec la participation annoncée de musiciens, dont l’artiste folklorique Étienne Kasereka attendu de Kinshasa, ainsi qu’un hommage au maestro de la culture nande Dely Kongoli, récemment décédé. Fondée le 31 décembre 2015 par Juliette Mbambu Mughole, l’ACLP se donne pour mission de lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes en République démocratique du Congo.

Dalmond Ndungo

Société

Apprentissage des métiers pour les filles -mères : un facteur vers la réinsertion sociale

Published

on

Depuis deux décennies, les femmes et les enfants endurent davantage les conséquences néfastes de la situation économico-socio-politique de la République Démocratique du Congo, qui fort malheureusement, est empirée par les conflits armés récurrents à travers le pays.

Les droits des femmes et des enfants sont de plus en plus bafoués en RD Congo malgré la multitude d’instruments juridiques et la volonté affichée des autorités publiques visant à combattre cela et surtout créer un cadre national favorable au plein épanouissement des deux groupes ci-haut cités.

Les victimes (femmes comme enfants) sont presque incapables de se défendre vu leur position de faiblesse économique et sociale, mais également à cause des pesanteurs culturelles.

Le phénomène filles mères qui est considéré comme une des conséquences de la crise en RD Congo génère de prime à bord la stigmatisation dans une société où la maternité reste encore mal perçue lorsqu’elle n’a pas pour cadre un toit conjugale et cela quelques soit le niveau de la crise.

N’ayant, pour la plupart pas développer un niveau de personnalité pouvant leur permettre de faire face ou d’affronter une communauté qui les regarde comme des parias, les jeunes filles qui deviennent mères tôt et sans être mariées sont souvent l’objet d’un rejet, qui, dans certains cas est étendu à leur progéniture. Il s’en suit Stress, perte d’estime de soi, incapacité à assumer les nouvelles responsabilités qui s’imposent à elles, etc.

Les filles mères trouvent prises dans un engrenage qui les prédispose à une exclusion définitive de la société. Scolarité arrêtée et avenir hypothéqué conduise inexorablement à une vie dans la rue qu’elles considèrent, à tort, comme un refuge face à une société qui les a rejetée.

D’où, l’observance de l’augmentation de la toxicomanie chez les jeunes filles et de la criminalité des femmes (des avortements clandestins, des bébés jetés dans des poubelles, des enfants abandonnés dans la rue, des Kuluna filles), la féminisation de la pandémie de SIDA etc.

Et pourtant, l’ingéniosité de la fille et de la femme mère n’est plus mise en doute de nos jours. Bien encadrées et accompagnées sur le plan psycho-social, les capacités de ces jeunes mères peuvent être mises à contribution afin qu’elles aient un revenu plus que substantiel et qu’elles deviennent autonomes.

Dans la perspective de création des emplois porteurs par les jeunes filles mères, la Fondation KALETA créée par Mme Rose KALETA se donne la mission d’accompagner ces filles –mères dans l’apprentissage des métiers pour acquérir des compétences nécessaires vers une autonomisation.

Cependant, la crise qui frappe le monde où la RDC n’est pas épargnée, l’ONG dont Rose Kaleta est la fondatrice ,se fixe la finalité, la réinsertion sociale des enfants et filles –mères à travers des activités d’accompagnement psychosocial malgré des difficultés financières pour la continuation de son travail et se trouve obligée de se tourner vers les éventuels partenaires en vue d’améliorer les conditions de vie de ces vulnérables engagés précocement dans les responsabilités sociales.

Abandonner ces jeunes filles, c’est les exposer à une exclusion sociale certaine avec risque de tomber dans des travers qui vont écourter leur vie. Il est donc impérieux de continuer à former et encadrer ces filles mères et de leur offrir des kits pour la création des Activités Génératrices de Revenus., le lien entre la déperdition scolaire et le cycle infernal de la pauvreté est, à ce jour, plus qu’une évidence. Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.

Plusieurs enquêtes ont également établies un lien entre la non scolarisation et les difficultés d’alimentation d’avec les maternités précoces chez les jeunes filles. Cette situation expose sont les filles à l’exploitation sexuelle et économique pour des besoins alimentaires, avec tous les risques que l’on peut imaginer face aux IST et autres MST.

Il est donc impérieux de maintenir ces enfants à l’école ou leur apprendre un métier pour réduire le risque de leur exclusion sociale surtout en capitalisant le programme de l’actuel Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi, prévoyant la gratuité scolaire.

C’est ainsi que Rose Kaleta s’investit de plus en plus avec les acteurs sociaux de la Fondation KALETA la réhabilitation de la dignité et pour l’émancipation de la femme pour le progrès.

Zagor Mukoko Sanda

Continue Reading