Mine
Administration minière : le gouvernement mise sur le capital humain pour sa modernisation
Intervenant lors de la cérémonie de clôture du premier volet du programme de renforcement des capacités des cadres et agents du ministère des Mines, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a salué un partenariat réussi entre son ministère et l’École nationale d’administration (ENA), couronné par la remise solennelle des certificats aux participants. Il a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans le programme d’action gouvernemental 2024-2028, notamment le cinquième pilier du deuxième quinquennat du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, consacré à l’efficacité des services publics.
Dans son allocution, le ministre a insisté sur l’importance stratégique du capital humain dans un pays qualifié de « scandale géologique ». Selon lui, la performance, la crédibilité et la durabilité du secteur minier congolais reposent avant tout sur les femmes et les hommes chargés de gérer, contrôler et protéger ces ressources. C’est dans cette logique que le ministère des Mines a fait de la formation continue un axe central de sa stratégie de modernisation de l’administration minière.
Le succès de ce programme, a-t-il poursuivi, résulte d’une collaboration cohérente entre les services du Secrétariat général aux Mines et ceux de l’ENA. Cette synergie a permis l’élaboration de modules de formation adaptés aux réalités du terrain, à la maîtrise des textes légaux et aux exigences liées aux procédures complexes de contrôle du secteur minier.
Le ministre a également rappelé que, de 2024 à 2025, le personnel de l’administration centrale des Mines a bénéficié de plus de vingt-cinq formations stratégiques, couvrant des domaines variés tels que les enquêtes financières et antiterroristes, l’exploration minière, l’évaluation de faisabilité, le contrôle fiscal minier, ainsi que les formations en langues étrangères et en informatique. À cela s’ajoutent des ateliers et séminaires régionaux et internationaux organisés notamment en Tanzanie, en France, en Chine et en Turquie.
S’adressant enfin aux bénéficiaires, le ministre a rappelé que les certificats et brevets remis ne constituent pas une fin en soi, mais un engagement à servir l’État avec plus de professionnalisme, de compétence et de sens de responsabilité. Il les a appelés à devenir des acteurs du changement et des relais de crédibilité pour la gouvernance administrative du secteur minier, avant de féliciter les lauréats de cette première vague de formation, récompensés notamment par la remise de brevets de mérite.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net