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Formation des cadres en travail social : Le CEPEF renforce la supervision pour une action plus professionnelle
Le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille (CEPEF) est une organisation non gouvernementale initiée par des chercheurs universitaires, des experts et des praticiens du travail social. Elle œuvre pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille, ainsi que pour la réinsertion socio-économique des enfants et jeunes en situation de rue.
Outre les textes réglementaires du ministère de tutelle, à savoir le Ministère des Affaires sociales, le CEPEF est légalement agréé par les autorités étatiques compétentes sous le numéro F.92/54.288 du Ministère de la Justice.
Une vision axée sur la professionnalisation des acteurs sociaux
Dans le cadre de sa mission de professionnalisation des acteurs sociaux, le CEPEF accompagne les structures de promotion et de protection des droits de l’enfant afin d’améliorer la qualité de leurs interventions. Cette dynamique s’inscrit dans une logique d’ouverture au partenariat et de renforcement des capacités opérationnelles des opérateurs sociaux.
À cet effet, l’organisation a fait le choix stratégique de renforcer les compétences non seulement des acteurs sociaux selon leurs domaines d’intervention et les bénéficiaires ciblés, mais également d’accompagner les gestionnaires des entreprises sociales et de former les superviseurs des équipes sociales, en tenant compte des besoins spécifiques identifiés sur le terrain.
La supervision, un pilier de l’accompagnement technique
Pour le CEPEF, la supervision constitue une approche essentielle d’accompagnement technique des prestataires sociaux dans l’exercice de leur métier. La formation de base et l’expertise pratique reconnue des superviseurs leur confèrent la légitimité et les compétences nécessaires pour assurer un encadrement efficace et professionnel des équipes.
Un module intensif de formation des superviseurs
C’est dans cette perspective que, du 16 au 22 décembre 2025, un module d’approfondissement de la formation des superviseurs en travail social a été organisé. Cette session a été animée par une équipe de formateurs spécialisés en travail social, combinant exposés théoriques, travaux de groupe et échanges d’expériences professionnelles.
Afin de garantir une articulation cohérente entre la théorie et la pratique, les participants seront déployés pendant deux semaines dans des structures préalablement identifiées et sélectionnées pour des exercices pratiques de supervision.
Des thématiques clés pour une supervision de qualité
La formation a permis d’aborder plusieurs thèmes fondamentaux, notamment :
– le profil du superviseur, incluant sa position, son savoir, son savoir-être et son savoir-faire ;
– la supervision, sa finalité, son but et ses objectifs ;
– les approches et méthodes du superviseur dans l’accompagnement des structures.
Les formateurs ont particulièrement insisté sur la capacité du superviseur à identifier les forces, les faiblesses, les contraintes et les opportunités d’une structure, afin d’en dégager des orientations pertinentes, sans porter de jugement de valeur. La supervision est ainsi conçue comme un processus d’aide et d’accompagnement vers l’amélioration qualitative des actions, qu’il s’agisse du projet associatif, éducatif, pédagogique ou individuel, dans une relation de partenariat sincère et constructive.
Un outil stratégique pour le CEPEF
Grâce à cette formation, le CEPEF s’est doté d’un outil stratégique renforçant son dispositif d’accompagnement technique et administratif des prestataires sociaux. Une avancée majeure qui consolide son rôle d’acteur clé dans la professionnalisation du travail social et la protection des droits de l’enfant et de la famille.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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SADC : à Victoria Falls, la RDC consolide sa diplomatie judiciaire et réclame une meilleure représentativité régionale
La RD Congo poursuit son offensive diplomatique au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Réunie à Victoria Falls, au Zimbabwe, lors de la rencontre des ministres de la Justice et des procureurs généraux, la délégation congolaise a réaffirmé sa volonté de renforcer la coopération judiciaire régionale et de promouvoir une gouvernance plus équilibrée des institutions juridiques de l’organisation.

Une coopération judiciaire au service de la sécurité régionale
Au cours des travaux, la RDC a plaidé pour une intensification des mécanismes de collaboration entre les États membres afin de mieux faire face aux défis transfrontaliers, notamment la criminalité organisée, le terrorisme, le blanchiment des capitaux et les flux migratoires illicites.
En marge de la réunion, le ministre congolais de la Justice a multiplié les échanges bilatéraux avec ses homologues du Malawi et du Mozambique, dans l’objectif de consolider les partenariats existants et de favoriser le partage d’expériences en matière judiciaire.
La RDC plaide pour une représentation plus équitable
Au-delà des questions techniques, Kinshasa a également mis en avant la nécessité d’une meilleure représentativité des États membres au sein des différentes instances juridiques de la SADC. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de garantir une participation plus inclusive et équilibrée dans les processus décisionnels de l’organisation régionale.
Pour les autorités congolaises, une gouvernance judiciaire plus représentative renforcerait la crédibilité des institutions régionales et contribuerait à une meilleure harmonisation des politiques de justice au sein de l’espace SADC.
Une diplomatie judiciaire en pleine affirmation
La participation de la RDC à cette rencontre de Victoria Falls témoigne de son ambition de jouer un rôle accru dans les dynamiques régionales liées à l’État de droit et à la coopération judiciaire. En consolidant ses partenariats et en défendant une représentation plus équitable, Kinshasa entend contribuer à la construction d’un espace régional fondé sur la justice, la confiance mutuelle et la sécurité juridique.
Cette démarche confirme la volonté des autorités congolaises de faire de la coopération judiciaire un levier stratégique pour le renforcement de l’intégration régionale et la promotion d’une paix durable en Afrique australe.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
