Connect with us

Technology

Sankuru : Le gouvernement somme Vodacom et Airtel d’améliorer urgemment la qualité du réseau mobile

Face à la dégradation persistante de la qualité de la connectivité et du réseau cellulaire dans la province du Sankuru, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC), José Mpanda, a haussé le ton.

Dans un communiqué officiel, le ministre a interpellé les directeurs généraux des entreprises de téléphonie mobile Vodacom Congo et Airtel RDC, exigeant une amélioration urgente et concrète des services fournis dans cette province enclavée.

« La population de la province du Sankuru m’a saisi à la suite de la dégradation du réseau cellulaire et de la connectivité. Cette situation préoccupante affecte gravement le fonctionnement des services administratifs ainsi que les activités économiques de ladite province », peut-on lire dans la correspondance officielle.

*Des services essentiels perturbés*

Le constat est sans appel : la mauvaise qualité du signal téléphonique et d’accès à Internet freine le développement local, perturbe la gestion publique, et isole de nombreuses localités. Les usagers dénoncent des appels incessamment coupés, une couverture réseau très instable et une navigation Internet presque impossible.

José Mpanda a rappelé aux opérateurs que leurs services doivent strictement répondre aux exigences définies dans leurs cahiers des charges, notamment en matière de couverture, de qualité de service, de maintenance technique, et de traitement équitable des consommateurs.

Il exhorte par ailleurs l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi que le secrétariat général aux PTNTIC à renforcer les mécanismes de contrôle permanent sur la qualité des services offerts par tous les opérateurs, tant pour la téléphonie mobile que pour la fourniture d’accès à Internet.

*Un cri d’alarme des provinces isolées*

Plusieurs provinces rurales de la RDC souffrent d’un accès limité ou instable aux réseaux de communication, situation aggravée par le manque d’investissements dans les infrastructures numériques et la vétusté des équipements dans certaines zones.

Des voix s’élèvent pour demander au gouvernement central d’imposer un plan de couverture universelle, en obligeant les opérateurs à investir aussi dans les zones dites « non rentables », au nom de l’égalité d’accès au numérique pour tous les Congolais.

Les habitants du Sankuru et les acteurs de la société civile attendent désormais des actions concrètes de la part de Vodacom et Airtel. Le ministère a donné un «délai raisonnable » pour remédier à la situation, sans quoi des sanctions réglementaires pourraient être envisagées.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET