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À Goma, la jeunesse congolaise marche pour la paix et la souveraineté

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La Génération Z RDC organise une marche pacifique pour exiger le retrait du RDF/M23 et du Rwanda du sol congolais, avec un message clair : “Trop, c’est trop”.

Ce vendredi 2 janvier 2026, les rues de Goma résonneront non pas des bruits de guerre, mais des pas déterminés et des voix unies de sa jeunesse. La Génération Z de la RD Congo organise une grande marche pacifique pour exiger le retrait immédiat des terroristes du M23 et des forces rwandaises (RDF) des territoires congolais illégalement occupés.

Sous la bannière « Trop c’est trop » – traduisant le cri du cœur « Tunachoka Mauwaji » (Nous sommes fatigués des tueries) – cette mobilisation citoyenne et non-violente vise à rappeler au monde entier l’urgence de restaurer l’intégrité territoriale et la paix dans l’Est du Congo. Les slogans, visibles sur les affiches de préparation, sont sans équivoque :

· “Non à l’occupation rwandaise sur notre sol congolais” affirme avec force le rejet de toute ingérence étrangère.
· “M23 Mufunge Birago Yenu Mwende Rwanda” se traduit par un message direct et puissant : “M23, ramassez vos affaires et rentrez au Rwanda”. C’est un ordre clair, venu de la population directement affectée.
· “Rwanda is KALUNELLI” – le Rwanda est notre ennemi – exprime la colère et la frustration face à ce qui est perçu comme une agression soutenue.

Le cortège empruntera un itinéraire soigneusement choisi, passant par des artères et lieux significatifs de Goma : Kihisi-Birere-Bogel-MONUSCO, Mutinga-Instigo-Bogel-MONUSCO, et la Station Simba-Entrée-Bogel-MONUSCO. Ce trajet, qui converge vers des sites associés à la Mission des Nations Unies, est un appel visuel et symbolique à la communauté internationale pour qu’elle assume pleinement son rôle de protection des civils et de soutien à la souveraineté de la RDC.

Alors que le conflit perdure dans l’est du pays, c’est la jeunesse, souvent stigmatisée ou considérée comme passive, qui prend le lead d’une mobilisation civique pacifique. Loin des armes, elle choisit la puissance de la voix collective, du droit et de la détermination. Cette marche n’est pas qu’une protestation ; c’est une déclaration d’amour pour la patrie, un acte de courage civique, et une démonstration de maturité politique remarquable.

En disant “Tunachoka Mauwaji”, ces jeunes expriment leur lassitude face à un cycle infernal de violence qui vole leur avenir. Mais en marchant, ils reprennent possession de leur destin et de leur droit à vivre en paix sur leur terre. Cette marche pacifique du 2 janvier 2026 à Goma est bien plus qu’un événement local. C’est un signal fort envoyé à Kinshasa, aux acteurs régionaux et à la communauté internationale. La Génération Z RDC, connectée, informée et résolue, montre qu’elle ne sera pas spectatrice de l’histoire de son pays.

Elle en devient un acteur majeur, exigeant par des moyens légitimes et non-violents le respect du droit international et la fin de l’occupation. En cette aube de nouvelle année, Goma sera le cœur battant d’un Congo qui aspire à la paix. Ses jeunes marcheront, non pas avec de la haine, mais avec une exigence irrépressible de justice, de dignité et de souveraineté. Leur pas pacifique est peut-être l’un des plus puissants que la région ait entendus depuis longtemps. Vendredi, Goma marche. Le Congo regarde. Le monde doit écouter.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya

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Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.

La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.

Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.

Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.

Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.

Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.

Mike Tyson Mukendi

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