Société
Kinshasa : Solange Nyenyezi distribue des vivres et facilite l’adhésion de plus 1 500 membres à l’AREP
À la veille des festivités de fin d’année 2025, la représentante Pays Masumbuko Nyenyezi Solange, à travers sa plateforme Action pour le Développement et l’Autonomisation des Communautés Africaines (ADEAC), a lancé ce samedi 27 décembre 2025, au siège de l’AREP, une vaste action de solidarité destinée aux communautés à faibles revenus de la ville de Kinshasa. Cette initiative de distribution de colis de fin d’année vient clôturer une année riche en projets de terrain et s’inscrit dans une démarche de proximité, de partage et de cohésion sociale, dans un contexte socioéconomique marqué par l’inflation et la précarité accrue en période des fêtes.
Présente depuis plus de dix ans sur le terrain, l’ADEAC est une organisation non confessionnelle engagée dans la promotion de l’entraide, de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation économique des communautés vulnérables. Sous l’impulsion de Masumbuko Nyenyezi, la structure accompagne individus, organisations et petites initiatives économiques, tout en œuvrant pour la protection de l’environnement, le renforcement des capacités managériales et l’émergence progressive d’une classe moyenne congolaise.

Au-delà de la dimension humanitaire, cette action de fin d’année revêt également un caractère stratégique. L’ADEAC entend renforcer sa proximité avec les populations du district de Lukunga en prenant en charge l’acquisition des cartes de membre du parti au profit de plus 1 500 bénéficiaires à Ngaliema, 1 000 à Mont-Ngafula et Ngombe, ainsi que 1 000 autres dans les communes de Kitambo, Barumbu, Kinshasa et Lingwala. Une démarche qui vise à préparer le terrain à une adhésion plus large et à une mobilisation citoyenne accrue.
Cette initiative a également servi de cadre pour mobiliser les femmes autour de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui encourage leur participation active à la prévention et à la résolution des conflits. Sensible à la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment à Uvira, Goma et Bukavu, l’ADEAC a tenu à exprimer sa solidarité envers les femmes et les jeunes filles victimes de violences et de déplacements forcés, en mettant l’accent sur la protection de leurs droits et leur autonomisation.
Alors que l’année 2025 s’achève, Masumbuko Nyenyezi Solange se félicite du chemin parcouru par l’ADEAC, qui revendique plus de 20 000 membres accompagnés en une décennie à travers le pays. Pour 2026, la plateforme réaffirme son engagement en faveur de la paix, de la solidarité nationale et du développement inclusif, plaçant les communautés, les femmes et les jeunes au cœur de son action pour une RDC plus stable et plus prospère.
Dorcas Mwavita
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
