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Carte de presse en RDC : Le coût global fixé à 105 USD pour une validité de 2 ans
L’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a officiellement relancé le processus de délivrance de la carte de presse en République démocratique du Congo, en en fixant le coût à 50 dollars américains pour une validité de deux ans, soit 25 dollars par an. La décision a été rendue publique le vendredi 26 décembre 2025, au cours d’une cérémonie organisée à Kinshasa, en présence de professionnels des médias, de personnalités politiques et de plusieurs invités.
Prenant la parole à cette occasion, le président en exercice de l’UNPC, Kamanda Wa Kamanda Muzembe, est longuement revenu sur les raisons ayant conduit à la suspension de la délivrance de la carte de presse depuis le 3 janvier 2022. Selon lui, cette décision, prise sur recommandation du Comité scientifique des États généraux de la Communication et des Médias, répondait à une nécessité politique et morale. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de refonder le cadre de reconnaissance du journaliste congolais, de mettre fin à la confusion des rôles et de restaurer l’autorité et la crédibilité de la profession dans l’espace public. À travers cette relance, l’UNPC entend affirmer clairement que le journalisme ne saurait être un terrain d’improvisation, d’usurpation ou d’irresponsabilité.

Dans le même esprit, le président de la commission de la carte, Charles Dimandja Wembi, a adopté un ton ferme. Pour lui, l’exercice du journalisme obéit désormais à des règles strictes. Il soutient que l’accès à la profession doit être conditionné par une formation dans une école de journalisme reconnue par l’État et rappelle que le journalisme est un métier exclusif, incompatible avec l’exercice simultané d’une autre profession, sous peine de conflit de compétences. Une position qu’il avait déjà défendue publiquement en septembre dernier sur les ondes de Radio Okapi, affirmant que « la RDC est le seul pays au monde où l’on devient journaliste quand on le veut ».

Cependant, cette relance intervient dans un contexte marqué par de profonds bouleversements du paysage médiatique. L’essor des nouvelles technologies de l’information et de la communication a favorisé l’émergence de nouveaux médias, entraînant une prolifération de personnes se revendiquant journalistes et exerçant sans encadrement réel. Une situation qui pose la question du pouvoir contraignant de l’UNPC face à cette diversité d’acteurs et relance le débat sur la régulation effective de la profession.

Sur le plan pratique, l’acquisition de la nouvelle carte de presse est soumise à une procédure administrative précise. Elle débute par l’achat d’un formulaire au prix de 5 dollars auprès des sections provinciales de l’UNPC, chargées d’examiner les dossiers. Ce n’est qu’après un avis favorable que le requérant est autorisé à s’acquitter des frais de la carte, soit 50 dollars correspondant aux cotisations de deux années, à raison de 25 dollars par an. Au total, le journaliste professionnel ou stagiaire, ainsi que tout autre professionnel des médias remplissant les critères, devra débourser environ 105 dollars pour compléter l’ensemble de la procédure.

Un montant qui suscite déjà de vives réactions au sein de la corporation, notamment dans les provinces. Sur certains forums de journalistes, des voix s’élèvent pour dénoncer une décision jugée difficilement applicable au regard des réalités socio-économiques du secteur. « Mon média est incapable de me payer 50 dollars par mois. Il m’est difficile de m’exécuter. En prenant une telle décision, l’UNPC a-t-elle pensé aux journalistes de l’intérieur du pays ? », s’interroge une journaliste basée en province.

Face à ces critiques, le vice-président de l’UNPC, Cyrille Kileba, a tenu à lever toute équivoque. Dans un entretien accordé à CONGOPROFOND.NET, le samedi 27 décembre 2025, il a précisé que la validité normale de la carte de presse est d’un an pour un coût réel de 25 dollars. Toutefois, dans le cadre de cette relance, les cartes seront exceptionnellement délivrées avec une validité de deux ans afin de lutter contre la falsification, ce qui explique le montant global de 50 dollars.
En définitive, l’UNPC renvoie désormais la balle dans le camp des journalistes. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’exercice de la profession en RDC, dans un contexte où la quête de crédibilité, de professionnalisation et de régulation du métier demeure plus que jamais au cœur des enjeux.
Jules Kisema Kinkatu / CONGOPROFOND.NET
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
