Connect with us

À la Une

Watsa : Un cadre de concertation intercommunautaire instauré pour prévenir les conflits et structurer les revendications locales

À l’initiative de l’administrateur du territoire de Watsa, Dieudonné Magay Missa, un cadre de concertation intercommunautaire a été officiellement mis en place à l’issue de trois jours d’assises tenues du 16 au 18 décembre à Durba. Cette nouvelle structure se veut un mécanisme permanent de dialogue destiné à prévenir les conflits, améliorer la communication entre les acteurs locaux et canaliser les revendications sociales et économiques de plus en plus récurrentes dans cette zone à forte activité minière.

Selon l’autorité territoriale, toutes les composantes de la société locale ont été associées à ce processus. « Les chefs coutumiers, les communautés autochtones, les associations de femmes et de jeunes, les confessions religieuses, les opérateurs économiques ainsi que d’autres forces vives ont été représentés », a précisé Dieudonné Magay Missa, mettant en avant le caractère inclusif et participatif des assises.

L’un des objectifs majeurs de ce cadre est de mettre fin à la dispersion des revendications et aux incompréhensions liées au manque de canaux formels de communication. « Le véritable problème résidait dans l’absence d’un cadre clair. Désormais, les doléances seront centralisées au sein d’une structure unique et organisée, animée par des représentants choisis par la base », a expliqué l’administrateur du territoire.

Installé à la tête du comité issu de ce cadre de concertation, le Révérend Docteur Embari Dravo a salué une avancée significative pour la cohésion sociale à Watsa. « Nous exprimons notre profonde reconnaissance. Le consensus observé lors de la désignation des membres démontre la confiance que les participants placent en ce comité. Dès ce samedi, une première rencontre avec l’administrateur est prévue afin d’élaborer notre cahier des charges », a-t-il déclaré.

Pour le président du comité, l’impact attendu est porteur d’espoir. Il estime que ce mécanisme contribuera à apaiser les tensions en offrant à chaque groupe social un canal formel pour exprimer ses préoccupations, réduisant ainsi le recours aux manifestations spontanées et parfois conflictuelles.

Les revendications seront désormais classées selon leurs responsabilités respectives : celles relevant de l’État, de l’entreprise minière Kibali Gold Mines ou encore de la communauté locale elle-même. « Ce cadre facilitera la transmission des préoccupations aux instances compétentes. Nous comptons également sur l’appui des médias pour assurer la vulgarisation des décisions et résolutions prises », a conclu le Révérend Docteur Embari Dravo.

L’administration territoriale de Watsa, quant à elle, assurera la coordination générale et le suivi des recommandations, avec l’objectif de garantir une prise en charge efficace, durable et concertée des problèmes soulevés par la population.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET