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Rémy Mukweso sur la RN2 Butembo–Kanyabayonga : « La route est un outil du retour de la paix »
Le lancement officiel des travaux de réhabilitation et de bitumage de la Route nationale n°2 (RN2), axe Butembo–Kanyabayonga, par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, ce vendredi 19 décembre à Njiapanda, continue de susciter des réactions positives au sein de la classe politique locale. Plusieurs élus ayant pris part à la cérémonie ont exprimé leur satisfaction face à ce projet structurant.
Parmi eux, le député national Rémy Mukweso a salué le démarrage effectif des travaux, qu’il considère comme un message d’espoir et de confiance adressé par le Chef de l’État à la population de Butembo, de Lubero et, plus largement, du Nord-Kivu, une région toujours confrontée à l’insécurité.
« C’est une bonne nouvelle pour la population. Ce projet a longtemps été porté par les députés du Nord-Kivu, en particulier ceux de Butembo et de Lubero, et aujourd’hui il se concrétise. C’est une grande joie. Mais c’est aussi un message fort : le Chef de l’État et son gouvernement n’ont pas oublié la population du Nord-Kivu. Kanyabayonga est encore sous occupation des ennemis, mais lancer une route qui y mène signifie que l’espoir du retour de la paix est réel. Cette route prouve que le pays restera uni et indivisible. La route est aussi un outil de paix », a déclaré l’élu.
Rémy Mukweso estime par ailleurs que la modernisation de cet axe routier va considérablement stimuler les échanges économiques et favoriser l’essor du commerce dans cette partie stratégique du Nord-Kivu.
Il a, à cet effet, appelé la population à la vigilance et à l’appropriation du projet, promettant de la tenir informée de toutes les modalités pratiques afin d’assurer la bonne exécution des travaux. Le député a également invité les citoyens à l’alerter en cas de difficultés ou d’irrégularités, afin de saisir le ministre de tutelle et d’apporter les correctifs nécessaires, soulignant que les responsables du projet sont disponibles pour mener les travaux à leur terme.
Les travaux de réhabilitation et de bitumage de la RN2 Butembo–Kanyabayonga sont financés par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains, pour une durée de 36 mois. Ils sont exécutés par l’entreprise chinoise GGPI dans le cadre du Projet d’appui à la connectivité et au transport (PACT).
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
