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Alerte Sécurité à Kananga : Entre « vols mystiques » et cambriolages totaux, la population appelée à une vigilance maximale
Une vague d’insécurité d’un genre nouveau et particulièrement inquiétante secoue actuellement la ville de Kananga. En l’espace d’une semaine, deux personnalités locales ont été victimes de cambriolages nocturnes, révélant des modes opératoires qui glacent le sang des habitants.
Le « vol à la brique » au quartier plateau : mythe ou réalité mystique ?
Dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre 2025, le quartier Plateau (localité Signal) a été le théâtre d’un incident qui alimente toutes les conversations. Louis Bodard Kamba, coordonnateur de l’organisation Congo Vision, a été victime d’un vol d’une discrétion absolue.
Le mode opératoire :
Les malfrats ont réussi à forcer deux cadenas sans aucun bruit. À son réveil, la victime a constaté la disparition de trois téléphones, d’une tablette et d’un sac contenant des documents académiques originaux et une forte somme d’argent.
Le détail qui choque :
Une brique cuite, étrangère au domicile, a été retrouvée posée devant la porte. Selon les croyances locales et plusieurs témoignages, ces briques proviendraient de sites funéraires. Elles seraient utilisées par les bandits comme « fétiches » pour plonger les occupants dans un sommeil artificiel profond, leur permettant d’opérer en toute impunité.
«Nous appelons à la vigilance. Si quelqu’un tente de vous vendre des téléphones de marque Infinix ou une tablette FTKLY, ou si vous retrouvez des documents au nom de Bodard Kamba, prévenez les autorités,» plaide la victime résidant avenue Katoka n°4.
Quartier Kamayi : Un journaliste « vidé » de tous ses biens
À peine quelques jours plus tard, dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 décembre 2025, l’insécurité a frappé le quartier Kamayi. Cette fois, c’est le domicile de Félix Mponde Kayembe, journaliste à la Radio Luluabourg FM, qui a été la cible d’un raid dévastateur.
Le bilan est total :
* Tous les biens matériels emportés.
* Documents d’identité et diplômes universitaires volés.
* Maison littéralement vidée.
« Ils ont tout pris. Il ne me reste absolument rien », a confié le journaliste, désemparé.
Il lance un appel humanitaire aux voleurs pour qu’ils restituent au moins ses diplômes, inutilisables pour eux mais vitaux pour sa carrière.
Ces événements successifs posent la question de l’efficacité de la couverture sécuritaire dans les zones résidentielles de Kananga. Alors que 6 248 nouveaux policiers sont actuellement en formation dans la ville, la population attend avec impatience un renforcement des patrouilles nocturnes.
L’insécurité n’est pas une fatalité. La collaboration entre la population et les services de sécurité est désormais plus que jamais nécessaire pour mettre fin à ces pratiques qui terrorisent les citoyens.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025
Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.
La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.
« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.
Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.
Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.
Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
