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Lubumbashi face aux Kuluna : 153 jeunes délinquants et volontaires envoyés en formation au Service National
Lubumbashi, capitale cuprifère du Haut-Katanga, a vécu ces derniers mois une montée spectaculaire de l’insécurité urbaine. Des affrontements en plein jour entre jeunes délinquants appelés « Kuluna » sèment la terreur dans les rues, compromettant la quiétude des Lushois. Pour contrer ce phénomène, les autorités provinciales ont décidé de passer à l’action.
Ce lundi 15 décembre 2025, 153 jeunes, parmi lesquels 12 filles, ont été envoyés au centre de formation du Service National basé à Mamboa, dans le territoire de Kanyama-Kasese, via Mbuji-Mayi. Leur encadrement vise une réinsertion socio-professionnelle à travers l’apprentissage de divers métiers.
Cette opération a été personnellement supervisée par Martin Kazembe, gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, qui a adressé un message ferme mais bienveillant aux jeunes concernés : « Là où vous allez, personne ne va vous faire du mal. Au contraire, vous apprendrez un métier, vous deviendrez utiles à la société et reviendrez contribuer au développement de votre nation ».
Fait notable, le convoi comprenait également des volontaires, motivés par le désir de changer de vie. L’un d’eux, accompagné par sa mère, a témoigné : « Je suis volontaire. Je veux servir ma nation et devenir un homme utile. »
Cette approche vient balayer les accusations d’arrestations arbitraires souvent portées contre le Service National. L’institution, rattachée à la Présidence de la République, rappelle qu’elle ne procède à aucune arrestation, mais reçoit des jeunes triés et encadrés en collaboration avec la Police nationale, dans le strict respect des droits humains.
Le programme ne s’arrête pas là : un deuxième lot de 153 jeunes est annoncé dans les jours à venir.
Avec cette initiative, le gouvernement provincial envoie un signal fort : ni la répression aveugle, ni la résignation ne viendront à bout du phénomène Kuluna, mais une politique d’encadrement, de formation et de transformation sociale, visant à rendre ces jeunes acteurs du développement plutôt qu’agents du chaos.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
