Société
Journée mondiale de lutte contre la corruption : la SCED appelle au renforcement de la prévention et à une réflexion sur la répression
La Société Congolaise pour l’État de Droit (SCED) appelle au renforcement du pilier prévention et à une réflexion profonde sur la répression, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la corruption célébrée ce mercredi 10 décembre. Dans son communiqué signé par son directeur général, le bâtonnier Dominique Kambala Nkongolo, l’organisation estime qu’une action renouvelée et déterminée est indispensable pour endiguer ce fléau qui freine le développement et mine la confiance des citoyens.
La SCED souligne que la lutte contre la corruption ne pourra produire des résultats durables sans un investissement massif dans la prévention. Elle recommande notamment la promotion d’une culture d’intégrité dès l’école et dans les milieux professionnels, l’amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques, la digitalisation des procédures administratives et le renforcement des organes de contrôle et de redevabilité.

Si la répression demeure un volet essentiel, la SCED estime qu’elle doit être revue de manière à devenir plus efficace. Elle plaide pour des sanctions proportionnelles à la gravité des faits, réellement dissuasives pour les acteurs publics comme privés, et alignées sur les standards internationaux. Une réflexion sur le renforcement des peines prévues par la loi s’impose, selon l’organisation.
Pour la SCED, seule une mobilisation collective et cohérente permettra d’obtenir des avancées significatives. Elle appelle ainsi l’État, la société civile et le secteur privé à conjuguer leurs efforts pour bâtir un système de gouvernance où l’intégrité devient la norme et la corruption l’exception.
Exaucé Kaya