Culture
Culture : le Festival International de l’Acteur » FIA » réaffirme une culture libre, vivante et partagée
La culture doit rester un bien ouvert à tous, un espace où chaque citoyen peut s’exprimer, apprendre et se reconnaître. C’est le message fort qui a marqué la conférence de presse tenue lundi au Centre culturel Ntongo Elamu, en prélude à la 12ᵉ édition du Festival International de l’Acteur (FIA). Une rencontre préparatoire avant la grande conférence officielle prévue ce mardi avec les professionnels des médias.
« La culture ne doit pas être un luxe »
Pour Cajou Mutombo, directeur général du FIA, la culture ne peut être réservée à une élite. Elle a vocation à nourrir l’ensemble de la société.
« La culture ne devrait pas être un luxe. Elle doit être accessible à tout le monde et à toutes les couches sociales. C’est notre devoir de le concrétiser. Voilà pourquoi nous tenons encore ce festival ici à Kinshasa, précisément au Centre culturel Ntongo Elamu », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que le festival, véritable plateforme de formation et de promotion, a permis à de nombreux artistes de se révéler, malgré le manque persistant de soutien institutionnel.
Un espace de formation et un pont vers l’international
Le DG souligne que l’influence du FIA dépasse les frontières nationales.
« Beaucoup d’artistes sont passés ici. De nombreux jeunes ont été formés grâce à ce programme. Plusieurs artistes ont participé à des spectacles à l’international parce que nous avons fait venir des créateurs qui ont testé et sélectionné des talents locaux. Le Festival International de l’Acteur, c’est un dresseur de pont », a-t-il indiqué.
Cependant, les contraintes financières obligent cette année les organisateurs à limiter le nombre de pays invités.
« Malgré notre impact sur le plan culturel, nous sommes obligés de réduire le nombre de pays pour cette 12ᵉ édition. Ce genre d’exercice coûte cher : billets d’avion, déplacements, hébergements… L’État ne prend pas encore en charge ce festival, pourtant porteur de l’image du pays », a regretté M. Mutombo.
Voix – Corps – Dignité : une édition recentrée sur l’humain
Placée sous le thème « Voix – Corps – Dignité », cette édition proposera des dispositifs immersifs dans des espaces non traditionnels, afin de rapprocher la création artistique du vécu quotidien. L’objectif : favoriser les rencontres, libérer la parole, restituer la dignité des récits et encourager des œuvres enracinées dans les réalités locales.
Sept pays seront présents : RDC, Congo-Brazzaville, Cameroun, Centrafrique, Togo (à confirmer si nécessaire), France et Belgique.
Une attention particulière sera portée aux voix marginalisées, aux histoires de résilience et aux communautés dont les vécus méritent d’être valorisés.
Ouverture officielle ce mercredi
La cérémonie d’ouverture aura lieu ce mercredi 10 décembre à l’Académie des Beaux-Arts (ABA), suivie d’une mise en scène à l’espace Mutombo Buitshi de Bandalungwa, portée par la metteuse en scène Maguy Kalomba, de la compagnie Mapendo Culture.
La 12ᵉ édition du FIA s’annonce comme un moment fort de communion artistique, de réflexion collective et de mise en lumière du patrimoine culturel congolais et africain.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Société
Évasion spectaculaire à la prison centrale d’Isiro : 17 détenus en fuite, un mort et un blessé
La prison centrale d’Amiza, située à Isiro dans la province du Haut-Uele, a été le théâtre d’une évasion spectaculaire de détenus l’avant-midi de ce mercredi 20 mai 2026. Selon Maître Clovis Mihidie, coordinateur provincial de la Société Civile de la Solidarité du Congo (SCSC), 17 détenus se sont évadés de cette maison carcérale dans des circonstances encore à élucider.
Le bilan provisoire fait également état d’un mort et d’un blessé au cours de cet incident qui relance le débat sur les conditions sécuritaires et humanitaires au sein de cette prison de la ville d’Isiro.
S’exprimant à CongoProfond.net, Maître Clovis Mihidie a révélé que les détenus restés dans les installations pénitentiaires sont répartis comme suit : 171 prisonniers au parquet civil et 56 autres au parquet militaire.
Face à cette situation, il déplore l’inefficacité de l’actuelle prison centrale d’Amiza, qu’il juge inadaptée pour assurer une détention sécurisée des prisonniers. Il appelle ainsi le gouverneur de province, Jean Bakomito Gambu, à prendre des mesures urgentes afin de désengorger la prison.
Parmi les solutions proposées, le responsable de la SCSC recommande le transfert régulier de certains détenus vers Kisangani, ainsi que la construction d’une prison centrale moderne et sécurisée, capable de répondre aux exigences actuelles en matière de sécurité carcérale.
Maître Mihidie encourage également les services de sécurité et de justice, notamment la Police nationale congolaise et l’Agence nationale de renseignements (ANR), à intensifier les recherches afin de retrouver les évadés encore en cavale.
Cette nouvelle évasion remet une fois de plus en lumière le problème de surpopulation carcérale et les défis sécuritaires auxquels font face plusieurs prisons de la République démocratique du Congo.
Junior kasamba/Congoprofond.net
