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Lubumbashi : Le Service National dote l’Athénée de la Kenya de 1.000 nouveaux bancs
Le Service National poursuit sa série d’actions en faveur de l’amélioration des infrastructures éducatives en République démocratique du Congo. Après avoir renforcé le Complexe scolaire Kiwele, c’est désormais l’Athénée de la Kenya, l’un des établissements publics les plus fréquentés de Lubumbashi, qui a bénéficié d’un important lot de 1.000 bancs scolaires.

Ces équipements, sortis des ateliers du Service national à Lubumbashi, ont été entièrement fabriqués par les « bâtisseurs de la nation », ces jeunes autrefois en situation de délinquance, souvent appelés ex-kulunas, mais aujourd’hui réinsérés et formés à divers métiers. Par leur travail, ils contribuent désormais concrètement à redonner vie aux écoles publiques du pays.
Cette remise de matériel s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale « Pas d’écoles ni d’universités publiques sans bancs en RDC », une initiative ambitieuse menée au nom du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, par le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national. L’objectif est clair : fournir à chaque établissement public des conditions d’apprentissage dignes et réduire la pénurie chronique de bancs qui affecte la qualité de l’enseignement.

À Lubumbashi comme dans plusieurs autres provinces, de nombreuses écoles souffrent depuis des années d’un manque criant de matériel, conséquence de l’usure, du surpeuplement des classes et du manque d’investissements dans les infrastructures scolaires. L’intervention du Service national apporte donc un soutien vital pour améliorer le quotidien des élèves et des enseignants.
Pour l’Athénée de la Kenya, cette dotation marque un tournant. L’établissement, confronté à une forte pression démographique et à la détérioration progressive de son mobilier, voit ses capacités d’accueil significativement renforcées. Les nouvelles installations permettront de réduire la surcharge dans plusieurs salles de classe et d’améliorer les conditions d’étude de centaines d’élèves.

À travers ce geste, le Service national confirme sa volonté d’accompagner la politique éducative du gouvernement et de s’inscrire durablement dans la transformation des écoles publiques. Une dynamique qui, selon plusieurs responsables locaux, devrait inspirer d’autres institutions et contribuer à bâtir un environnement scolaire plus adapté aux ambitions du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
