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Retrait des militaires rwandais de la RDC : Trump promet un “miracle”, les Congolais attendent des actes

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À la sortie de la cérémonie officielle de signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, ce jeudi 4 décembre 2025 à Washington, sous la médiation du président américain Donald Trump, une question posée par une journaliste a provoqué un véritable frémissement parmi les observateurs. Portant sur le retrait effectif des troupes rwandaises du territoire congolais, elle a mis en lumière la ligne de fracture la plus sensible du dossier.

 

Une interpellation directe au cœur du débat

« Quand assisterons-nous au retrait effectif des troupes rwandaises de la RDC et à l’instauration d’une paix réelle ? », a lancé la journaliste. Elle a rappelé que, malgré la signature solennelle de l’accord, les massacres de civils se poursuivent à l’Est de la RDC, en grande partie en raison de la présence persistante de forces rwandaises.

Cette question condense l’attente majeure de l’opinion congolaise : aucun accord de paix ne sera crédible sans le départ tangible de toutes les forces étrangères, en particulier rwandaises. Pour beaucoup, il s’agit du baromètre de la sincérité et de la viabilité du processus.

La réponse de Donald Trump : prudence, calcul et optimisme

Préparé à l’exercice, Donald Trump a répondu avec une assurance mesurée : « Je pense que vous verrez ce retrait très bientôt, même très rapidement. Les choses vont évoluer. Beaucoup pensaient que cela était impossible, pourtant non seulement c’est possible, mais ce sera un véritable miracle. »

Le président américain a ensuite salué le leadership des présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, affirmant croire en des résultats concrets dans un délai court.

Mais si Trump a voulu rassurer, ses propos n’ont pas suffi à dissiper les doutes. Les Congolais se souviennent des promesses antérieures, restées sans traduction sur le terrain. Pour beaucoup, la confiance ne se reconstruira pas par des déclarations, mais par des actes visibles.

Un point de tension qui cristallise toute l’attention

L’interpellation posée par cette journaliste, dont l’identité reste pour l’heure inconnue, a remis au premier plan l’enjeu le plus explosif de l’accord : la présence militaire rwandaise en RDC. Les signataires affichent leur volonté de tourner la page, mais seule une amélioration réelle de la sécurité à l’Est permettra d’évaluer la portée de ce nouvel engagement.

Dans les provinces meurtries, la population n’attend ni miracles ni discours. Elle attend la fin des violences. C’est sur ce terrain, et seulement là, que l’accord jugera sa propre valeur.

Blaise ABITA ETAMBE/CONGOPROFOND.NET

 

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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