Genre
RDC–Espagne : Kinshasa et Madrid consolident leur partenariat pour renforcer l’égalité des genres
L’ambassadrice d’Espagne en République démocratique du Congo, Carmen Díez Orejas, a été reçue mardi par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama. Cette audience, tenue à Kinshasa, a été consacrée au renforcement de la coopération bilatérale autour des questions liées à la protection des femmes et des enfants, un domaine jugé prioritaire pour les deux pays.
À l’issue de l’entretien, la diplomate espagnole a réaffirmé « l’intérêt de l’Espagne d’accompagner le gouvernement congolais dans la protection de la femme et de l’enfant », soulignant que l’égalité des genres et la défense des droits des mineurs demeurent au cœur des engagements de Madrid. Elle a rappelé que ces dernières années, l’ambassade d’Espagne en RDC a travaillé en étroite collaboration avec les ministres ayant précédé Mme Ombae, une dynamique qu’elle dit déterminée à poursuivre.
Carmen Díez Orejas a également insisté sur la convergence entre la volonté de son pays et la vision du Président de la République, estimant que l’Espagne est prête à soutenir les actions de Micheline Ombae Kalama dans la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses. « Mon pays croit profondément en cette égalité, ce qui se reflète dans la présence d’une femme ambassadrice accréditée en RDC », a-t-elle déclaré.
Cette rencontre ouvre ainsi une nouvelle séquence de coopération entre Kinshasa et Madrid, notamment autour des priorités du ministère du Genre : autonomisation des femmes, protection de l’enfant et promotion de l’égalité des genres. Un partenariat renforcé qui devrait contribuer à soutenir les efforts de la RDC dans la lutte contre les inégalités et pour la dignité des femmes et des filles.
Dorcas Mwavita
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
