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Stabilité institutionnelle : Le Lualaba applique la directive nationale ( Hon. Archimède Kabeya Kalasa)

En ce début de décembre, le débat politique s’est intensifié dans le Lualaba autour d’une résolution récemment adoptée par l’Assemblée provinciale. Ce texte instaure un moratoire suspendant toute procédure de déchéance du gouverneur, qu’il s’agisse d’une motion de censure, d’une motion de défiance ou d’une pétition.

L’adoption de cette mesure a suscité une vague de réactions et de controverses. Certains y voient une forme voilée d’allégeance de l’organe délibérant envers la cheffe de l’exécutif provincial. Les critiques vont jusqu’à évoquer une tentative de neutraliser tout mécanisme de contrôle susceptible d’ébranler le pouvoir provincial.

Face à ces interprétations, le vice-président de l’Assemblée provinciale et président de séance lors du vote, l’honorable Archimède Kabeya Kalasa, est sorti de son silence. Lors d’un point de presse tenu ce lundi 1er décembre dans son cabinet, il a clarifié le contexte et les motivations ayant conduit à la décision.

Selon lui, la résolution ne constitue pas une initiative isolée du Lualaba. Elle s’inscrit dans une orientation nationale voulue par le chef de l’État, et transmise officiellement par le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur. L’objectif : préserver la stabilité des institutions dans un pays dont le Nord-Est reste meurtri par la guerre, et où l’on ne peut se permettre d’ajouter des tensions internes liées à des motions intempestives.

Pour illustrer le caractère national de cette directive, l’honorable Kabeya Kalasa rappelle que d’autres provinces, à l’image de la Mongala, ont adopté la même résolution sans susciter de polémique. Si le débat prend une tournure particulière au Lualaba, affirme-t-il, c’est en raison du poids politique et stratégique de cette province sur la scène nationale.

Il rejette fermement l’idée d’une quelconque allégeance à l’exécutif provincial. L’Assemblée, assure-t-il, continuera d’exercer pleinement ses prérogatives régaliennes : contrôle parlementaire, audits, redditions des comptes, questions orales et écrites. Seuls les mécanismes pouvant conduire à une déstabilisation institutionnelle sont momentanément mis en veille, au nom d’une exigence nationale de discipline, cohésion et stabilité.

Victor Kalenga/CONGOPROFOND.NET